Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Ven 3 Déc - 19:57

Cessant mon petit jeu avec mon verre, je la regardais avec de grand yeux lorsque le sien explosa littéralement dans sa main, avant qu'elle ne bondisse de son siège, l'air totalement outrée. Quoi, elle était plus jeune ?... >< Eh beeeeeeen, v'là qu'elle agresse le barman maintenant !! O.o C'est qu'elle deviendrait violente U_u Ah tient, il est du même avis que moi. Tu vois, pas de quoi en faire un plat ^^

- Eh beeen, déprime pas comme ça, c'est rien ^^, dis-je en récupérant mon verre, qu'elle venait de s'enfiler cul sec.

Mais là, ce fut à mon tour d'être totalement estomaquée. Je la fixais avec de grands yeux, ne remarquant même pas le barman, qui se fit tout petit pour revenir remplir mon verre, avant de s'éloigner en vitesse.

- ...Noooooooooooooooooooon ??? O.o interrogeais-je, prenant une gorgée de whisky au passage. Tu les fait pas, mais maintenant que tu le dit...

Je me penchais légèrement en avant, plissant les yeux, mon regard plongé dans le sien.

- ...si en fait U_u, conclus-je, avant de finir une nouvelle fois mon verre.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Ven 3 Déc - 20:21

Oh la salope...rie...

- C'est sensé me remonter le morale ta connerie... ? demandais-je avec un air blasé, la fixant avec un regard morne.

je lui pris son verre et le posais derrière moi.

- Tu bois trop, ça suffit maintenant, maugréais-je. Bon, qu'est-ce que t'es venue foutre dans un hôtel plein de maniaques de la gâchette ? demandais-je, désireuse de changer de sujet, quel qu'il soit (sinon je vais détruire ce bar et se serait dommage)


Dernière édition par Azylis le Sam 4 Déc - 0:13, édité 1 fois


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Ven 3 Déc - 20:33

C'est quoi cet air blasé ? U_u Faut sourire, être joyeux, on est à Las Vegas bon sang !! ^o^ La regardant récupérer mon verre pour le mettre hors d'atteinte, je réagis avec dix train de retards et me jetais plus ou moins sur le comptoir.

- Noooooooooooooooon, pas mon verre T.T suppliais-je, avachie contre le bar.

J'allais continuer à protester, mais sa question me pris de court, et je cessais immédiatement de faire l'andouille. Mais je ne me redressais pas pour autant, baissant les yeux, les sentant malgré moi s'emplir de larmes.

-J'ai...je devais... J'ai pas réussis, murmurais-je, sentant les larmes rouler sur mes joues. J'avais, j'avais des gens qui m'ont aidé quand j'en avais besoin, j'avais...juré que s'ils avaient besoin de moi un jour, je leur rendrais la pareille, et là, je... J'ai même pas été capable...de sauver...une petite fille...déblatérais-je soudain, éclatant en sanglots. Mais...j'y étais presque pourtant, elle avait rien, mais j'ai pas vu, j'ai pas fait gaffe, j'ai pas vu...trop tard... Je sais même pas ce que j'ai cru, j'ai cru...que je pourrais la sauver, j'ai cru...que je pourrais le faire, mais non, je peux pas, je pourrais jamais... La seule chose que je sais faire, c'est tuer... murmurais-je enfin, les yeux fixés sur un point invisible devant moi.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Sam 4 Déc - 3:55

- Mais t'es... complètement bourrée... constatais-je avec un air blasé. Et te couche pas sur le comptoir comme ça ! m'écriais-je, on voit tout ! T'as un décolleté j'te rappelle !

Et là, par un phénomène des plus étrange, tout les hommes accoudés au comptoir se tournèrent vers nous, même les serveurs. A croire que mes paroles avaient été comme un aimant... - -"

Je réajustais rapidement sa robe lorsqu'elle se redressa, empêchant juste à temps qu'un de ses seins ne sorte découvrir le monde qui l'entourait.

Et merde... c'était pas encore le moment d'aborder ce sujet. Bon, je fais quoi maintenant qu'elle a recommencé à pleurer ? Et c'est quoi cette affaire de petite fille ? Je n'ai vu aucune gamine...

Je soupirais discrètement à la fin de son histoire, et appelait un serveur pour qu'il nous serve à toute les deux un cocktail sans alcool tout simple: un Afterglow .

-Une promesse est une promesse, je le sais, et il faut toujours l'honorer, dis-je avec gravité, tandis que le serveur posait nos cocktails devant nous. Mais si c'était au dessus de tes forces, tu ne pouvais rien faire de plus que ce que tu as déjà accompli. Tu restes une humaine quoi qu'il arrive, tu n'es pas superwoman et encore moins une déesse. Tu as le droit à l'erreur, même si aujourd'hui ça a apparemment eu des conséquences dramatiques. C'est déjà un miracle que tu ais tenu jusqu'à ce que j'arrive.

Je rapprochais son verre d'elle pour l'encourager à le boire.

- Ensuite, si tu l'acceptes, j'aimerais que tu me dise ce qui t'es passé par la tête. Tu espérais sérieusement qu'à toi toute seule tu parviendrais à faire face à tout ce groupe ? Tu savais ce que tu encourrais en pénétrant dans cet hôtel ? Pourquoi tu es partie sans rien dire ? Tu pense sérieusement qu'en ces temps on a besoin de perdre un autre membre de la direction ? Et qu'est-ce que tu entends avec ta dernière phrase ?


ca faisait beaucoup de question sans réponses, et j'espérais les obtenir. De toute façon, avec la musique ambiante, on ne risquait pas tellement d'être entendues par des oreilles opportunes, surtout après ma petite crise de tout à l'heure.

- Tout déballer pourrait t'alléger un peu, mais au final tu fais ce que tu veux: si tu ne me dis rien, ça m'empêchera pas de dormir cette nuit.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Sam 4 Déc - 13:02

... Ah, c'est pour ça que j'me sens bizarre en fait ?... En même temps, je sais plus trop à combien de verres j'en suis, mais c'est peut-être pas si étonnant que ça. Rooooooooh, pourquoi elle fait tant de bruit pour un bout de nichon sans déc' ? - -" Zeeeeeeen, c'est bon, c'est pas comme si je m'étais mise à faire un strip tease en dançant sur le bar - -" Me redressant lentement, je remarquais à peine qu'elle rajustait mon décolleté, m'accoudant au bar et posant ma tête dans ma main, cachant à demi mon visage avec mes doitgs.

- Une promesse est une promesse, répétais-je en écho à ses paroles, et alors que je lui devait d'être encore en vie, j'ai même pas été fichue de lui ramener sa fille, dis-je de la voix plate des simples constatations, ne remarquant mon verre que lorsque Azylis le poussa dans ma direction.

Comment il a atterit là lui ?... O.o Bof, pour c'que j'en ai à foutre... Me recallant correctement sur ma chaise, je remontais les bretelles de ma robe et croisais les jambes, la tête toujours dans la main.

- Mais j'aurais dû pouvoir le faire, dis-je en regardant droit devant moi, ne m'adressant à personne en particulier, ma fonction "monologue interne" étant apparement momentanément désactivée.

Mais ça, j'étais assez bourrée pour ne pas m'en rendre compte, et je poursuivis à voix haute, ne me souciant pas de qui aurait pu m'entendre ou non.

- J'avais déjà participé à ce genre de promenades de santé, la seule différence étant que ces fois là, je n'avais que ma peau à sauver... On dirait pas comme ça, mais ça facilite vachement les choses en fait, dis-je, avant de boire une gorgée de mon cocktail.

Pas mauvais la connerie, ça manque juste un peu de whisky...bah, j'suis bien placée pour savoir que personne n'est parfait. Reposant mon verre à moitié vide sur le comptoir, je passais une main dans mes cheveux, espérant y remettre un peu d'ordre, avant de regarder Azylis fixement. C'est bizarre, je sais que c'est elle...mais elle a pas les cheveux bleus normalement ?... Je restais totalement immobile suite à ses questions, ne sachant pas trop quoi faire...avant d'enfin prendre la parole, pour des raisons qui me dépassaient.

- Tu sais ce que c'était, mon job, avant d'arriver au Val' Azy ?...demandais-je, le surnom dépasssant tout naturellement mes lèvres. Je vais te le dire. C'était de butter des gens, dis-je, avant d'avaler une nouvelle gorgée de mon cocktail, éclatant d'un léger rire sans joie. On me payais des fortunes pour que je débarrasse le monde de tel ou tel crétin pété de tune. Les raisons qui les poussaient à s'entre-tuer ? J'en ai jamais eu aucune idée, et pour tout te dire, j'en ai jamais rien eu à foutre. Ils désignaient, je butais, ils me payaient, et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. En parlant de monde, les "grands" du notre passent en fait leur temps à jouer à la gueguerre, au cas ou t'aurais pas compris. Et nous, nous sommes leurs armes, leurs joujoux, ceux qu'on appelle quand machin à fait un truc qui a pas plus à truc et que truc veut se venger de machin. Ma spécialité, c'était le sniping. "Tireuse d'élite dans le clan de l'ombre", ça sonne bien non ? Nous, ça nous faisait hurler de rire, ce genre de titre ronflant. Tu sais comment on nous appelait, mes potes et moi ?... Moi, j'étais le "Chat Noir". Mon meilleur pote, c'était "l'Archange", à cause de ses cheveux presques blancs. Ils nous donnaient de gentils p'tits surnoms comme ça, c'est poétique hein ? dis-je, éclatant d'un nouveau rire. Alors pour répondre à tes questions : ouais, je pensais pouvoir tous les dégommer et me barrer avec la gamine, ouais, sachant qu'à la base c'était un piège pour un des plus forts d'entre nous, je me doutais que ce serait pas d'la tarte, j'me suis barrée sans prévenir parce que j'avais pas le temps de prévenir tout le Val' que j'me cassais, nan, j'pense pas qu'un Istarion de moins fasse grande différence surtout si c'est moi, et enfin, je crois que j'ai déjà répondu à cette question, dis-je, avant de finir mon verre.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Sam 4 Déc - 15:53

Lorsqu'elle eut fini son p'tit récit, je ne sais vraiment pas pourquoi, mais ma main fusa vers sa joue pour lui asséner une gifle retentissante. Je restais un court instant surprise par mon geste, contemplant ma main avec étonnement, avant qu'un sourire satisfait ne fende mon visage.

- Ça fait environ 4 ans que je rêve de faire ça... qu'est-ce que ça soulage.

Puis mon regard se fit aussi glacial que les iceberg dont il avait la couleur.

- Je te prierais de rester discrète avec nos titres s'il te plait, comme si un avait pas suffisamment d'emmerdes comme ça
, sifflais-je. Ensuite, j'ai le regret de t'annoncer que SI j'amais tu venais à disparaitre, BIEN SÛR que ça nous foutrait dans la merde, imbécile. Si t'es trop aveugle pour t'en rendre compte, va d'urgence chez l'opticien ou alors fais-toi greffer un cerveau plus puissant. On est plus que 4 pour gérer quelque chose qui se fait à la base à 7 ! Ça fait son petit chemin dans ta ptite tête ? Tu t'en fiche peut être, tes propres problèmes étant sûrement bien plus importants que le destin de centaines d'élèves, mais quitte à crever, choisis avant un remplaçant puisqu'aucun élu métal n'est apparu pour l'instant...

je me reculai au fond de mon minuscule dossier qui m'arrivait au bas des reins, et croisai les jambes en posant un de mes pied sur sa chaise.

- Et ensuite tu compte faire quoi ? Te lamenter sur ton sort ? Oui tu t'es chiée et bien comme il faut, mais on ne peut plus rien y faire ! Pleurer fait certes du bien, mais regretter et se lamenter est plus qu'inutile et ne fait que te ralentir. Je sais que tu as fait ton maximum pour la sauver, l'état dans lequel je t'ai retrouvée le prouve, mais cette gamine est morte et même moi je ne peux plus rien y faire. C'est horrible pour son père, c'est vrai... si j'ai bien tout tilté, c'était un de tes pote. Mais tu as fais tout ce qui était dans ton pouvoir pour la sauver, c'est pas comme si tu t'étais baladée dans les couloir avec insouciance ! Tu as même faillit y rester pour de bon ! Mais quoi que tu dise, même pour quelqu'un comme nous, se descendre 35 étages seule avec une gosse dans les bras et une bande de tarés aux trousses, c'était infaisable si on refusait d'utiliser nos capacités "spéciales". La vérité est là. Arrête avec tes "j'aurais du pouvoir le faire", tu ne pouvais pas ! Avec des "j'aurais du" on pourrait refaire le monde, mais c'est pas ça qui nous fait avancer, bien au contraire !

je croisais mes bras sur ma poitrine, et fixais farfaya avec un regard neutre. Mais mon ton fut très dur.

- Tu porteras le fardeau de sa mort tout le reste de ta vie, ainsi que celui de toutes les personnes que tu as supprimées... à toi de faire en sorte que ça serve à quelque chose en ne refaisant plus jamais la même erreur, même si ça ne les ramènera pas.


Bien sûr, ça semblait simple dit comme ça... bien sûr, on pourrait croire qu'il était facile pour moi de la sermonner puisque je n'étais pas concernée, mais....

- ... Avant d'émettre la moindre réplique, laisse-moi te dire ceci, continuais-je d'une voix cette fois calme et posée, les yeux posés sur mon verre. Le père de mon ami d'enfance à été tué sous ses yeux par ma faute. Je précise que c'était rien de plus qu'un exécution. Peu de temps avant, j'ai ignoré les avertissements des gens en qui j'aurais du avoir le plus confiance... la personne que je considérais comme mon 2e grand frère et meilleurs ami de mon frère ainé s'est retrouvé le corps criblé de balles. Il est toujours dans le coma aujourd'hui, et nous ignorons s'il rouvrira les yeux un jours. Cela fait 5 ans que ces évènements se sont déroulés. Et crois-moi, il n'y a pas un jour où je ne pense pas à eux. Et pourtant, je continue d'avancer comme je le peux, parce que je sais que si ce n'était pas le cas, jamais ils me pardonneront d'avoir baissé les bras.

Lorsque je relevais les yeux vers les siens, ils reflétaient la même chose qu'eux, l'effet de l'alcool en moins : un puits insondable, nourrie par la tristesse, le regret, la rancœur, la colère et le sentiment d'impuissance.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Dim 5 Déc - 12:42

Reposant mon verre sur le comptoir, je ne vis pas la main d'Azylis fuser vers ma joue, et mes réflexes étaient de toute façon trop amoindrit pour que j'ai le temps de réagir si jamais j'avais anticipé son geste. Profondément choquée, je restais immobile quelques secondes, avant de lever lentement ma main pour caresser ma joue brûlante du bout des doigts. C'est moi, ou elle vient bien de me gifler là ?... Tournant lentement la tête, je croisais son regard plus glacial qu'une nuit d'hiver, une expression de profonde surprise sur le visage. Ebahie, encore sonnée par sa gifle, je me pétrifiais à son discours, n'osant qu'à peine cligner des yeux de temps à autre, ne comprenant qu'à moitié ce qu'elle me disait tellement sa gifle m'avait choquée.

Ne réagissant même pas lorqu'elle se calla sur sa chaise en posant un pied sur la mienne, je trouvais enfin la force de me libérer de l'emprise de son regard, laissant au passage ma main retomber sur mes genoux, inerte. Baissant la tête, j'encaissais son sermont sans broncher, planquée derrière les mèches cendrées qui me retombaient sur le visage, maigre rempart face à la dureté de son ton. Malgré moi, je fus bien obligée d'admettre qu'elle avait raison : me lamenter sur mon sort n'y changerait jamais rien... Mais je n'étais pas assez forte pour arriver à relever la tête et faire comme si ne rien était. Je n'étais pas quelqu'un d'assez fort pour endurer ça, pour porter mon fardeau seule et continuer à avancer...je n'étais pas comme elle.

Choisir un remplaçant ? Un élu Métal ?... Pour ça, il faudrait que je sois digne de prendre un élève...ce qui n'était certainement pas le cas. Redressant légèrement la tête, je croisais son regard de glace, avant de détourner à nouveau les yeux. Forcément, pour elle, tout était si simple... Elle était encore si jeune, et bien qu'elle ait déjà pas mal vécu, elle n'en était pas à mon stade d'usure, aussi bien physique que mentale. J'avais près de 20 ans de plus qu'elle, et j'avais l'impression d'avoir vécu plusieurs siècles d'affilés, n'aspirant plus désormais qu'au repos éternel. Mais...elle avait encore raison. Pour cela, le minimum serait d'assurer la relève sur le Val'... J'avais vraiment tout faux sur toute la ligne.

Je relevais enfin la tête lorsqu'elle eut finit, osant enfin croiser son regard sans fuir, surprise par sa dernière révelation. Je me surpris à me demander qui elle avait été avant de devenir Istarion, elle qui semblait insubmersible malgré son jeune age, et même...à l'admirer. Baissant à nouveau le regard, je sentis mes yeux s'emplir de larme alors que la honte et le remord m'envahissaient.

- Je...je suis désolée, je...sais plus...ce que je dois faire... Tu...enfin...merci, dis-je enfin, les larmes ruisselant de nouveau sur mes joues sans que je ne puisse rien faire pour les retenir.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Lun 6 Déc - 0:37

Je en réagis pas devant ses excuses, car... je ne savais pas comment réagir !!! EJ fais quoi ? je lui en remets une pour qu'elle arrête ? Non, se serait trop... Je vais quand même pas la serrer dans mes bras, ça crains !

- Du moment que tu réalises que tu t'apprêtais à emprunter un mauvais chemin et que tu t'arrête à temps, ça va. Je me fiche de tes excuses, car tu ne m'as fait aucuns tord personnel. C'est envers l'école que tu t'apprêtais à faire une grave erreur, répondis-je d'une voix neutre, me contentant de boire mon cocktail. Quand à ce que tu dois faire... je n'en sais rien: je ne suis pas un êtres supérieur qui sait tout sur tout. Je sais juste à peu près ce que tu ne dois pas faire, c'est tout.

Je hélais un serveur, qui nous apporta un petit pot remplit de noix de pécan et de cacahuètes.

- Tiens, mange. T'en as besoin, marmonnais-je en avançant le pot devant elle, prenant bien soin de fixer un distributeur de bière sur ma droite.

Après un assez long silence, je lâchais avec un sourire ironique.

- N'empêche, il est bien imprudent de ta part de montrer tes faiblesses à quelqu'un en qui tu n'as pas confiance... qui sait de quelle façon je pourrais m'en servir.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Lun 6 Déc - 18:32

Acoudée au bar, je versais encore quelques larmes, mais mes yeux semblaient avoir épuisé leur stock de larmes pour la soirée, et je me calmais rapidement, essuyant mes joues du dos de la main. Ecoutant d'une oreille bourdonnante ses paroles pleines de bon sens, je louchais sur mon verre désespérement vide, avant de pousser un profond soupir. Piochant plus ou moins consciement dans le pot de noix diverses qu'Azylis me tendait, je commençais à grignoter sans vraiment y faire attention...avant de me rendre compte que j'étais véritablement affamée. Piochant avec plus de vigueur dans la coupelle, j'essuyais de nouveau mes joues afin de les sécher définitivement, avant de hausser les épaules, les idées un poil plus claires que précedement.

- Franchement ?... Fais-en ce que tu veux, tu serais pas la première à tenter de me faire ce genre de coup, et j'suis toujours là que je sache... J'veux pas te décourager, mais si j'ai réussis à survivre durant cinq ans en temps que tueuses à gages, avec les contraintes et les désirs de vengeance quand je bute qui il faut pas en prime, laisse moi te dire que c'est pas gagné... Y'a un proverbe français que j'aime bien, il dit "c'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace"... J'l'aime bien, ce proverbe, dis-je en recommençant à attaquer les cacahuètes.

Laissant un cours silence s'installer, je réfléchis pourtant à ses étranges paroles et au sourire ironique qui avait barré son visage quelques secondes plus tôt, me demandant vaguement pourquoi elle avait tant insister sur le "quelqu'un en qui tu n'as pas confiance". mais les vapeurs de l'alcool rendaient mon esprit brumeux, et il était pas facile de me concentrer sur cette idée... Sans même m'en rendre compte, je poursuivis mon analyse à voix haute.

- Pourquoi tu dis ça ?... lançais-je soudain sans la regarder. Après tout, tu viens bien de me sauver la vie, et au péril de la tienne...à quoi ça te servirais de tout retourner contre moi ?...

Croquant une nouvelle noix de cajoux, je me redressais sur ma chaise, la regardant franchement cette fois, un éclat sévère dans le regard (du moins aussi sévère que l'alcool me le permettait).

- Tu as encore des contacts avec lui ??!


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Mar 7 Déc - 16:55

je la regardais s'empiffrer de cacahuète avec un sourcils relevé. Elle a pas bouffé depuis combien de temps ? Oo 3 mois ?

Mon sourire ironique s'accentua en entendant sa réponse.

- Tu sais, on dit toujours qu'il y a une première fois à tout...

J'allais répondre à sa deuxième réplique, piochant à mon tour une pincée de cacahuètes avant qu'il n'en reste plus, mais ma main arrêta son trajet à quelques millimètres de mes lèvres en entendant sa dernière question. Les graines tombèrent par terre pour aller rouler sur la moquette, tandis que je tournais lentement mon regard glacial vers Farfaya, mes joues aussi pâles que la couleur mâte le permettait.

- Reia avait donc dit vrai. Aucun de vous ne me fait confiance, même après que j'ai refusé de le suivre.
Même après que j'ai accepté qu'il ai été désigné comme ennemi n°1. Même après que j'ai toujours servis le val sans jamais chercher à lui nuire.

Ma voix était aussi neutre que mon regard était froid. Sans signes avant coureurs, je lâchais rire bref et amer.

- Tu sais quoi ? Je commence sérieusement à regretter d'être restée. Ouais, en fait j'aurais du partir avec lui, ça m'aurait évité bien des situations gênantes. Au moins, ma présence n'aurait pas été un encombrement.


Mon ricanement repris, l'amertume et la déception résonnant dans chaque décibel.

- Rester en contacte avec Kuran ? Ma pauvre fille, mais j'en rêve et en cauchemarde à la fois ! C'est à la fois mon voeu le plus cher, mais aussi ma plus grande crainte ! Et vous... vous osez me soupçonner d'une quelconque traitrise...


Je repoussais brusquement le pot vers elle d'un geste dégouté, renversant quelques cacahuètes au passage, et posai inconsciemment le bout de mes doigts sur la cicatrice de mon estomac.

- Ta proposition pour que nous apprenions à nous connaitre, tu peux de la mettre où je pense: j'ai pas besoin qu'on surveille constamment tout mes faits et gestes,
ajoutais-je d'une voix cinglante. Ah! Et tu rentreras toute seule au Val: j'ai pas pour projets immédiat de retourner dans un lieu où on me voit comme une traitresse et où les seules personnes qui me font à peu près confiance sont ceux qui ne sont au courant de rien. J'ai bien l'intention de profiter encore un peu de ma liberté avant d'être de nouveau enfermée dans cette cage sans barreaux.

je repoussais mon verre, et me levais de ma chaise en refusant d'adresser un seul regard à la femme devant moi.

- Et oublie les paroles que je t'ai dit précédemment: ta vie t'en fait ce que tu veux, si veux en détruire d'autre, c'est ton problème, plus le mien. Ciao.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Jeu 9 Déc - 15:18

... La vache, j'aurais pas du faire ça =_= Me renfonçant dans mon siège, je ne la quittais pourtant pas des yeux, luttant contre l'alcool, qui avait tendance à légèrement flouter ma vision. C'est moi où elle vient de lâcher ses cacahuètes ?... Croisant son regard de glace, je compris qu'elle m'incendiait du regard à son air et sa posture, légèrement plus raide que précédement, mais cela ne me fit ni chaud ni froid...je n'étais plus en état de saisir la portée de son regard, aussi glacial soit-il. Mais je saisis par contre parfaitement le sens des mots qui suivirent sa réaction, et je me redressais à nouveau vivement pour protester.

Mais elle ne m'en laissa pas le temps, et ce qui suivit me laissa sans voix. Comment Reia avait-elle pu oser dire ça ?... Et comment Azylis peut-elle se laisser manipuler comme ça ? Comment ose t-elle aller jusqu'à regretter son choix premier d'être restée ?? J'écoutais ce qu'elle me disait, me rendant compte à quel point les quelques mots de Reia avaient eu un violent impact sur la jeune femme qui me faisait face, allant jusqu'à lui faire regretter d'être restée. Moi qui l'avait cru si forte la minute précédente...la pauvre tombait de son piédestal. Mais quelque part, ça me soulageait...je n'étais pas la seule à pouvoir douter au point d'être rongée par le regret.

Un peu sonnée par ses paroles, je réagis enfin alors qu'elle s'éloignait, ayant presque atteint la sortie du bar. Me relevant aussi vite que possible, je tanguais un instant sur mes jambes, et je me raccrochais au bar le temps de retrouver mon équilibre. Par un suprême effort de volonté, je traversais le salon en trois fluides enjambées, rattrapant rapidement Azylis. L'attrapant fermement par le bras, je passais devant elle sans faire cas de ses protestations et l'entrainais dans le couloir voisin, heureusement désert (c'est aussi peut-être dû à l'heure tardive u_u). La tirant par le bras, je la plaquais contre le mur avant de reculer d'un pas pour lui asséner une gifle, certe pas aussi magistrale que celle qu'elle avait été capable de me donner, mais j'espérais lui avoir remis les idée en place.

- Ca y est, tous tes neurones se sont remis au boulot ? sifflais-je en la fusillant du regard. Depuis quand trois mots de Reia te mettent dans des états pareils ??! C'est donc aussi simple de te fouttre le moral dans les chaussettes, de te faire douter de tout ?... Et après, tu te demandes encore pourquoi les gens ne te donnent pas plus de 19 ans ?? Tu veux un dessin ?... Qu'est-ce qu'on en a à foutre, de qui tu fréquentes, de ce que t'es ou de ce que tu fais de ton cul, l'essentiel est que tu nous aide à faire à trois un boulot prévu pour sept, et jusque là ça a très bien marché que je sache, non ?... T'es restée, t'as fait ton choix, à partir de là nous DEVONS avoir un minimum confiance les unes dans les autres, ne serait-ce qu'au niveau de notre travail !! Tu crois sincèrement que si personne n'avait confiance en toi, Reia incluse, nous te confierions le moindre travail ???! Ca fait déjà des années que tu pourrais "nourrir l'ennemi" de toutes info succeptibles de le mener à la victoire s'il devait y avoir affrontement, et après ?... Nous te faisons confiance, idiote, fourres-toi ça dans le crâne une bonne fois pour toute, et si Reia t'as dit ça, j'ose espérer que tu calcule enfin que le seul but qu'elle recherchait était de te faire aussi mal qu'elle parce que...

Je m'interrompis soudain, le visage d'Edward lors de notre dernière entrevue s'imposant soudain à ma vue durant une fraction de seconde. Ce sourire triste et résigné alors qu'il m'annonçait plus ou moins explicitement qu'il n'avait pas l'intention de revenir. Ou du moins, pas sur ses jambes... Où était-il actuellement ?... Que faisait-il ?... Allait-il "bien" ?... Souffrait-il encore ?... Ma colère était brusquement retombée, me laissant plus épuisée que jamais. Je reculais jusqu'à sentir le mur du couloir derrière moi, sur lequel je pris lourdement appuis, me sentant atrocement...vieille. Et usée. Tête basse, je poussais un profond soupir, avant de me passer une main sur le visage, de plus en plus engourdie par l'alcool.

- Je monte me coucher, dis-je d'une voix basse, presque un murmure. Viens avec moi ou tires-toi, c'est toi qui choisis...je te rappelle juste des paroles que tu as toi même prononcées : "On n'est plus que 4 pour gérer quelque chose qui se fait à la base à 7"... On a besoin de toi. Quoi que Reia ou quiconque d'autre puisse en dire.

Me décollant du mur, je commençais à m'éloigner dans le couloir d'une démarche incertaine, longeant les murs pour y prendre appuis en cas de besoin, mais je n'avais pas fait trois pas que je m'immobilisais, lui jetant un ultime regard par-dessus mon épaule.

- Et j'ai autre chose à faire que m'autoproclamer chef d'une garderie. Ciao, lançais-je, avant de reprendre ma route.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Mar 14 Déc - 16:50

Lorsqu'elle m'entraina à sa suite, je protestais vivement et tortillais furieusement mon poignet pour qu'elle le lâche, mais pour une vieille avec un coup dans le pif elle avait de la force ! je la fusillais du regard lorsque nous fûmes de nouveau face à face, avec une attitude de chat sauvage coincé dans un cul de sac... et me pris à mon tour une superbe gifle. Sur le coup, je restais stupéfaite à fixer le mur, les yeux écarquillés. Seuls la femme qui fut ma mère, mon frère et dans des cas exceptionnels, Aster, étaient autorisés à porter la main sur moi. Du moins, c'était ce que je m'étais fourré en tête... Mon orgueil venait de s'en prendre un coup lui aussi.

Malgré mon indignation, j'écoutais chacun de ses mots, ne pouvant m'empêcher de la fixer avec un regard mauvais.
Ce que je fais de mon cul? ... c'est si joliment dit... pas du tout l'air d'une trainée là... bref, passons.

- Tu n'es pas télépathe Farfaya, grinçais-je. Tu ne sais pas ce que les autres pensent aux plus profond d'eux. Tu ne sais pas ce que pense réellement Reia. Tu parles sans savoir avec des paroles tout ce qu'il de plus creuses.

Un sourire ironique et sans joie étira mes lèvres.

- Et si on en avait tant rien à foutre de qui je fréquente, tu peux m'expliquer d'où sortait le "
Tu as encore des contacts avec lui ??!" si naturel ? Malgré tes belles paroles, n'as-tu pas au fond de toi une sourde méfiance à mon encontre ? Enfin, je dis ça, je dis rien... Parce que tu sais, la confiance ça ne s'exige pas : ça se mérite. Si les choses étaient aussi simple que tu le dis, la vie serait tout de même bien fichue.

Sa dernière réplique me hérissa les poils du dos d'indignation, et je donnais un violent coup de poing dans le mur, y laissant une petite trace de sang.
Je ramenais mon poing blessé contre moi, et serrais mon bras contre ma poitrine.
Mon regard se fit plus terne et un sourire teinté de tristesse se dessina sur mes lèvres tandis qu'elle me tournait le dos.

- Tu sais, je n'ai plus jamais été en contact avec Kuran après son départ, même si ce désir m'a longtemps tordu les boyaux et privé de sommeil malgré ce qu'il a essayé de me faire. Je n'ai jamais eu pour désire de retourner au près de lui pour ses motivations: si j'avais du retourner à ses cotés, ça aurait été pour lui et uniquement pour lui. Encore aujourd'hui, j'ai l'infime espoir de parvenir à le remettre dans le droit chemin. C'est actuellement mon souhait le plus secret et le plus profond, pensée que je garde le plus possible hors de la portée de Reia. Mais crois-moi, malgré tes dires au sujet de mon immaturité et de mes doutes, avoir devant toi quelqu'un qui te lance en pleine face que personne n'a confiance en toi à cause de quelque chose que tu n'as jamais fait et que tu as toujours refoulé au plus profond de toi pendant près de 3 ans.... et bien ça fait mal. Vraiment très mal. Je suis en droit de douter du bienfait de ma présence à Valhalla.


Je lâchais un faible soupir: pourquoi je lui ai dit ça ? C'est ridicule.

Je fini par la rattraper et lui saisir le bras.

- Si on te suit, on est pas prêtes de trouver notre chambre: tu part dans la direction totalement opposée, il faut qu'on retraverse le hall n'oublie pas.

Sans plus rajouter une mot, je lui tournais le dos, et tirai sur son bras pour qu'elle me suive.



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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Jeu 16 Déc - 14:25

...Eh ben...Faut croire qu'elle n'a pas prit beaucoups de gifles dans sa vie pour réagir comme ça... J'l'ai tuée ou quoi ?... J'ai même pas tappé fort en plus... Mais elle se reprit pourtant, s'appliquant à me fusiller du regard tout le long de ma tirade alors que je m'étonnais moi-même. Réussir à aligner autant de mots en phrases cohérentes après ce que j'avais bu, même moi j'avais conscience que ça tenait du miracle. Mais plus rien ne m'importait désormais que regagner ma chambre pour m'effondrer sur le lit...sauf qu'Azylis n'avait pas dit son dernier mot. Je me retournais lentement pour croiser à nouveau son regard, choisissant de la laisser parler avant de répondre quoi que ce soit.

- Peut-être. Mais j'm'en fou. Moi c'est ce que je pense...et je ne pense pas que Reia pense quelque chose de radicalement différent. Elle peut dire ce qu'elle veut, sa change rien au fait que t'as ta place parmis les Istarions, et de ce fait, que ça lui plaise ou non, t'as ton mot à dire...et ta part de boulot. Tu veux savoir pourquoi je t'ai demandé ça ?... Son rôle contre notre Ecole, je n'y avais même pas pensé. Ce qui m'aurait halluciné dans l'histoire, c'est que t'ai encore eu des contacts avec lui après ce qu'il t'avait fait, dis-je d'une voix plate. TU peux me faire confiance ou non, avoir envie d'essayer de me connaitre ou non, après tout, qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Si tu ne veux pas, ça change rien...

Immobile en face d'elle, affalée contre le mur, je voyais flou par intermitence, et je poussais un long soupir, épuisée malgré ma sièste. J'avais vraiment besoin de dormir...et j'avais envie de rentrer au Val'. De rentrer à la maison, où je pourrais attendre Edward en espérant que l'élève d'Hanae le ramènerait, vivant si possible. Mais alors que je me préparais à décrocher définitivement, j'ouvris de grands yeux, complètement ébahie. Wow !! J'suis encore plus bourrée que c'que j'pensais dit donc !!! O.O Parce que pour qu'elle m'avoue ça, c'est forcément que je suis en train de l'inventer ou au moins de déformer ses paroles quelque chose de sévère ! O.o Je laissais le silence s'installer alors qu'elle terminait, toujours complètement interloquée. Elle l'aimait...elle l'aimait vraiment.

- Moi, je pense que ta présence au Valhalla surpasse largement la mienne, dis-je simplement, tout bas.

Puis je la laissais m'entrainer dans la direction opposée à celle que j'allais emprunter, n'ajoutant plus un mot.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Ven 17 Déc - 4:09

Je continuais d'avancer lentement (pas envie de la ramasser si elle se casse la gueule), puis murmurai doucement, à mi-voix:

- Je suis certaine qu'il n'est pas foncièrement mauvais... mais si je ne peux le ramener, je m'en occuperais moi même.


Je me tournais ensuite vers Farfaya, un sourire mi ironique mi "désolé".

- Et Reia m'a enlevé toute ma part de travail: je n'ai plus aucun rôle à jouer tant qu'elle ne sera pas crevée de fatigue.

Tout en serrant son poignet, j'utilisais mon don de guérison pour activer son foie afin d'accélérer le processus d'élimination de l'alcool, tout en lui fournissant moi même l'énergie nécessaire pour ne pas l'épuiser (le foie) inutilement. Je lui (à Farfaya cette fois) fournis aussi de l'énergie pour qu'elle ne me claque pas dans les pattes avant son lit.

- Faut vraiment que tu arrêtes l'alcool: ça te réussi pas.

Sur ces dernier mots, nous pénétrâmes dans le hall, bondé de tout ceux qui retournaient enfin dans leur chambres après s'être saoulé, et/ou ruinés. C'était tellement bruyant que je ne m'entendais même pas penser. Je pestais intérieurement (enfin... tout est relatif: le juron que j'avais lâché quand un mec plus large que haut m'avait écrasé le pied n'était pas resté à l'intérieur, lui) contre toute cette foule, et aussi contre la chaleur des corps rassemblés était étouffante. S'il n'était cet agréable petit courant d'air, frais tout juste comme il fallait, qui se glissait avec plaisir dans mon cou, sur ma poitrine et le long de mes bras, rafraichissant ma peau d'une simple et douce caresse.

- Quand je pense qu'il faut traverser cette mer de bourges, ça me déprime... marmonnais-je avant de me tourner vers Farfaya pour voir si elle suivait...

... Et je les croisai. Mon regard s'y accrocha immédiatement, avant même que mon esprit ne mette un nom dessus. Deux éclats d'un ambre pur se détachaient de cette foule informe de personnes sans importance et surtout sans intérêt. Deux ambres si captivants, si hypnotisants que je ne pus m'en détacher, tandis que mon esprit se reconnectait petit à petit. Je réalisais alors seulement que je m'étais arrêtée, les yeux écarquillés. Ces deux ambres constituaient un regard à la fois si perçant que j'avais l'impression de passer au rayon X, mais aussi tellement brulant que j'en frissonnai. Ce regard me fixait, imperturbable à l'agitation, à travers une frange de cheveux blancs aux reflets habituellement argentés, mais les lumières leur donnaient ce soir une teinte un peu dorée.

C'était impossible.

Sans m'en rendre compte, je lâchai le poignet de Farfaya, et plongeai dans la foule d'importuns, cherchant à rejoindre ces deux éclats ambrés qui avaient déjà disparus.

C'était Impossible...

Je poussais, écartais, bousculais sans regrets tout obstacles osant se mettre en travers de ma route, une seule idée en tête: il fallait que je le rejoigne.

C'était... impossible...

je me mis à courir désespérément après cette ombre, le souffle haletant, le coeur pulsant d'une émotion étrange, constituée à la fois d'impatience, de colère, de désir... mais aussi de crainte.

C'était... IMPOSSIBLE.

J'ouvris les deux battant de la porte avec violence avant qu'ils ne se soient refermés complètement, et scrutai fébrilement les ombres de la nuit, à la recherche du moindre mouvement, du moindre froissement de tissu, du moindre frottement d'herbe. Mais l'extérieur était désert aux alentours de l'hotel. Tous le monde était bien au chaud dans le hall. Il n'y avait personne, ni même une ombre.

Un rire nerveux, un peu fou secoua alors mes épaules, tandis que je descendais les quelques marches du porche avec un air absent. Un liquide tiède coulait doucement le long de mes joues, tandis que mon coeur était assaillit de sentiments et d'émotions contradictoires: de la déception, du soulagement, de la colère, de la tristesse, de l'incompréhension, du doute.

- Je le savais... c'était impossible que ce soit lui, pas vrai ? dis-je à la personne qui m'avait rejoint. Hein Farfaya ? C'était stupide de croire qu'il était près de nous alors que nous en avions parlé il y a quelques secondes à peine... je me suis comportée comme une pauvre idiote désespérée, quelle honte... Ça doit être la fatigue... ou du moins le contre coup.

Je passai mon bras sur mes yeux, et me tournai vers Farfaya les yeux secs, une expression de grande fatigue sur le visage.

- Allons nous coucher... entre l'une qui est bourrée, et l'autre qui perd les pédales, on sera bien avancées pour rentrer demain.


Sur ces mots, je remontais lentement les marches, le regard vide mais le visage fatigué.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Sam 18 Déc - 0:46

Laissant Azylis m'entrainer par le poignet, ne faisant même pas l'effort de soutenir mon bras, qui pendait entre nous tel un spaghetti trop cuit, je suivais la jeune femme sans vraiment en avoir conscience, me contentant de mettre un pied devant l'autre, les yeux fixés sur la moquette rouge de l'hôtel. Rouge comme les cheveux d'Azylis...comme ma robe...comme le sang...ce que je peux haïr cette couleur. J'avais conscience d'avancer avec une lenteur exaspérante, mais Azylis ne faisait pas mine de s'agacer, murmurant à voix basse des mots dont je ne faisais que déduire qu'ils concernaient Kuran. Puis elle s'arrêta soudain pour me faire face, et je baissais les yeux pour croiser ses prunelles de glace, manquant de peu de lui rentrer dedant de plein fouet.

- Si ça l'amuse...rétorquais-je alors que je commençais à me sentir étrangement mieux - je voyais plus clair, et mes idées semblaient plus ordonnées que précedement - je me doutais qu'Azylis et son don y étaient pour quelque chose, mais je n'en fis pas la remarque. En attendant, toi, ça te fait des vacances, ajoutais-je d'une voix plate.

J'étais vraiment crevée, et toute l'energie que pourrait me refiler Azylis n'y changerait pas grand chose pour ce soir. Souriant à sa dernière remarque, je haussais les épaules ais n'eu même pas la force de lui murmurer un "je sais", me contentant de lui emboiter le pas alors que nous arrivions dans le hall, bondé malgré (ou à cause) de l'heure. Les gens nous bousculaient alors qu'ils se pressaient vers les acensseurs et les couloirs, ne prenant pas garde au monde autour d'eux, et si je n'avais pas été si grande, j'aurais fini noyée dans cette foule depuis un bon moment. La chaleur étouffante n'arrangeait rien, et plusieurs fois je manquais de perdre Azylis de vue - heureusement qu'elle me tenait le poignet, ça aidait pas mal pour pas me paumer.

Mais alors que nous allions enfin atteindre l'extrêmité de cette mer humaine, elle se figea soudain, une étrange expression sur le visage. Je voulu lui demander ce qui lui prenait, mais il y avait trop de bruit...et elle ne m'en laissa de toute façon pas le temps. Lâchant mon poignet, elle fendit soudain la foule alors que j'étais entrainée dans l'autre sens.

- Azylis !! criais-je.

Mais elle ne m'entendis pas, et je lui emboitais alors le pas, bousculant à mon tour tout ceux qui se dressaient sur mon passage, n'étant absolument pas en état de faire dans la finesse. Je vis enfin de loin un éclat pourpre alors que je me rapprochais d'elle, mais soudain, soudain, je me figeais. Parmis le brouhaha indistinc des gens dans le hall, parmis les claquements de porte et les cliquettements étouffés des talons hauts sur la moquette, un murmure me parvint porté par la brise.

- Ca faisait longtemps...Ada...me souffla une voix au timbre famillier.

Et pourtant, ce ne pouvait être lui, il ne connaissait pas mon vrai nom... Personne ne connaissait mon vrai nom, il n'y avait aucun moyen de le découvrir... Comment ?... Qui ?... Interloquée, je restais plantée là alors que le hall se vidait progressivement, et lorsqu'enfin je me décidais à rejoindre Azylis dehors, presque tous les badaux c'étaient entassés dans les ascenceurs.

- Oui...soufflais-je, aussi perdue qu'elle. Oui, c'était impossible...impossible, mais pas stupide...pas stupide... Tu n'es pas idiote, repris-je en me tournant vers elle, croisant son regard humide de larmes. Tu l'aimes...tu veux y croire, c'est tout, dis-je simplement, noyant mon regard dans le sien. T'as raison. Allons nous coucher...on en a besoin, dis-je en lui emboitant à nouveau le pas pour monter les marches du porche.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Dim 19 Déc - 0:20

En entendant Farfaya, j'eus un sourire et rire amer.

- Ce genre de sentiment encombrant, je m'en passerais aisément, répondis-je simplement. [j'ai envie de dire... Vive les rimes ! Même pas fait exprès en plus ! *fière* ]

Je fis le trajet du retour en silence, sans vraiment en avoir conscience, et fus donc surprise de me retrouver devant une porte avec maquée "VIP" dessus. J'attendis que Farfaya l'ouvre, avant de pénétrer dans la pièce sans prendre la peine d'allumer la lumière, et me laissai tombée sur le lit sans me déshabiller, les yeux fixés sur la fenêtre dont les rideaux laissaient filtrer la lumière de la ville, triomphant aisément de la lueur de la lune. je me déchaussais tout de même, puis rampai sur le lit pour me glisser sous les drap et me rouler en boule en position foetale. J'entendais vaguement Farfaya se coucher à son tour, mais j'avais l'esprit ailleur, les yeux fixés sur la fenêtre. je n'aspirais qu'à être plongée dans un sommeil lourd et profond jusqu'à demain... mais me connaissais suffisamment pour savoir qu'il en serait autrement.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Dim 19 Déc - 17:21

Je pinçais les lèvres à la réponse d'Azylis, n'ajoutant rien mais n'en pensant pas moins. Moi même, à une époque qui me semblait ce soir moins lointaine que je ne l'aurais cru, j'avais essayé de me débarrasser de ces "sentiments encombrants" comme elle dit... Ces sentiments qui me réveillaient la nuit, alors que l'horreur de mon nouveau "métier" me poursuivaient jusque dans mon sommeil le plus profond, alors que je revoyais un à un les visages de ceux que je devais tuer pour survivre, la liste plus longue à chaque fois que la précédente, alors que j'étais rongée par la honte et le regret... La solution qui m'avait momentanement permis de survivre avait été de gommer tout sentiment humain en moi - durant quelques mois, j'étais devenue une véritable machine à tuer, me forgeant au passage une réputation de Démon sans coeur... Et puis j'avais rencontré Nirina, et ma réputation n'était plus devenue qu'un bouclier contre tout ceux qui auraient pu nous vouloir du mal, à moi...ou à ceux que j'avais appris à aimer.

Le retour à notre chambre fut étrangement silencieux après toutes ces révélations, mais j'étais aussi agréablement "heureuse" : nous ne nous étions jamais autant parlées en une soirée que cette nuit, et notre discution avait été loin d'être vide de sens - bien au contraire. Je la suivais sans y faire vraiment attention - à croire que c'était devenu mon réflexe de la soirée - gravissant les marches et patientant dans les asenceurs en silence, me sentant de plus en plus épuisée, de moins en moins consciente de ce que je faisais et de ce qui m'entourait. Nous arrivâmes enfin devant la porte de notre chambre, et je récupérais la carte magnétique dans les plis de ma robe - heureusement qu'elle avait adhéré à ma peau, sinon ça ferait belle lurette qu'elle aurait glissé hors de mon décolleté... - pour ouvrir la porte de notre suite. Azylis se traîna jusqu'à sa chambre, se laissant tomber sur son lit toute habillée, et à peine m'étais-je effondrée sur le mien que je sombrais dans un sommeil commateux, lourd et peuplé d'hommes vêtus de noir.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Ven 24 Déc - 4:42

Je le sentais venir à des kilomètres ce coup là... ça faisait presque une heure que j'étais recroquevillée sous les draps, et pourtant le sommeil persistait à me fuir. Et c'étaient toujours les mêmes yeux ambrés qui dansaient dans mon esprit.

N'y tenant plus, je rejetais les draps au bout de mon lit, et me levai pour me diriger vers la fenêtre, trainant les draps derrière moi. M'emmitouflant dedans, j'ouvris doucement les battant, allai chercher une chaise, et m'assis devant la fenêtre en croisant mes bras sur le rebord. Je regardai longtemps les lumières de la villes, les fards des voitures, les éclats de voix etc... tentant de me détendre, de faire vagabonder mon esprit loin d'ici. j'aurais du aller dans ce club d'hôtes. Au pire, j'aurais du y trainer Farfaya, ça l'aurais empêchée de boire comme un trou (quoi que...). Si ça se trouve, j'aurais pu trouvé un type aux yeux verts... ça fait longtemps que je n'ai pas parlé à un homme qui a les yeux verts... Je grimaçai, et chassai de mon esprit le regard ambré qui venait de s'incruster.

Je lâchais un soupir à fendre l'âme, et posai ma tête dans mes bras croisés, les yeux fermés. Je me laissai bercer par le son rassurant de la ville. au bout de plusieurs longues minutes, je me sentit m'enfoncer dans un demi sommeil cotonneux, de ce fait je ne sus jamais si le cris d'un faucon insomniaque avait été réel ou issu d'un rêve éveillé. Il avait semblé si proche... il devait chercher un pigeon insomniaque pour son gouter de minuit....


.............................
............


Ce furent la sonnerie du téléphone de l'hotel qui me réveilla, mais je ne daignais pas me lever pour décrocher: la flemme. Je réajustais autour de moi ma couette, tentant de me rendormir. Comme personne ne daigna le décrocher, le téléphone se tut.... et je marmonnais dans mes draps:

- Connard...

J'aime pas ce genre de réveil.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Mer 29 Déc - 12:01

Je flottais sur un étrange nuage, quelque chose approchant peut-être de près ou de loin un mélange heureux entre de la barbe à papa et de la guimauve, le tout décliné en teintes pastelles. Agréablement instalée sur ce véritable coussin de gourmandise, ni vraiment consciente, ni vraiment endormie, je m'accrochais à deux prunelles d'acier noyées dans ce délire sucré, aux reflets d'un bleu indigo totalement envoutant. Mais lorsque je voulu rejoindre la personne à qui appartenait ce regard, je m'en retrouvais totalement incapable, prise dans les filaments gluants de mon nuage pastel. Je commençais à doucement me débattre, une étreinte familière me serrant progressivement le coeur alors que la silhouette fine mais incontestablement masculine à qui appartenait ces magnifiques yeux gris commençait à s'éloigner, sans esquisser le moindre geste sinon celui de me tendre la main. Mais il était trop loin, et plus il s'éloignait, plus je paniquais - je savais que si je le perdais de vue, même une fraction de seconde, je ne le retrouverais plus jamais.

Je commençais donc à me débattre contre la douce matière qui m'englobait, qui passait du statut de doux support à prison dorée. Ce nuage mou et gluant n'avait plus rien de confortable, et plus je me débattais, plus je m'enfonçais doucement dans ses profondeurs, m'éloignant lentement et sûrement de ce regard acier aux reflets indigo. Je luttais pourtant pour le rejoindre, mais la lutte était vaine, et je passais soudain à l'intérieur du nuage, après un dernier sursaut pour essayer de rejoindre l'homme qui me tendait la main. La douce matière dont il était composé me comprimait la poitrine et m'empêchait de respirer, et je me débattis de plus belle alors que je commençais à suffoquer, une attroce pensée attisant ma terreur : je l'avais perdu de vue, j'avais perdu tout contact avec ce regard acier. Il était donc trop tard...

Je me réveillais en sursaut au son d'une sonnerie, et j'eu d'abord beaucoup de mal à comprendre où j'étais. Cette sonnerie n'était pas celle de mon portable - de toute façon il avait volé en éclat la veille - et je n'avais jamais eu de téléphone fixe faisant un tel rafut. Enfin, le stupide engin se tut, et je roulais sur le dos, les yeux plissés, levant les mains pour poser mes doigts sur mes tempes. Un violent mal de crâne me vrillait la cervelle, et je gémis. Bon sang, où j'ai fais un drôle de rêve, ou il faut vraiment que j'arrête de boire...quoi que, je crois que les deux sont valables. Me redressant pour me retrouver assise dans mon lit, je passais une main dans mes cheveux - blond, c'est nouveau ça... - et jetais un vague coup d'oeil autour de moi - une chambre aux tons rouges et or impersonnelle et du plus mauvais goût, m'est avis que je suis dans la suite d'un hôtel de Las Vegas, ce qui colle parfaitement avec les quelques bribes de souvenirs dont j'ai la force de me rappeler. Et ensuite...

- Azylis...grommelais-je en me passant une main sur le visage.

Si elle a pas répondu au téléphone, faudrait pas que ce soit parce qu'elle a finalement réussit à me fausser compagnie... Je repoussais maladroitement les draps couleur or dans lesquels je m'étais entortillée, avant de poser mes pieds au sol et de me relever tant bien que mal. Prenant appuis sur les murs, je retournais dans la pièce principale, avec pour saint objectif celui d'aller voir si Azylis était bien dans son lit... en fait nan, c'est trop loin. Me trainant tant bien que mal jusqu'à un fauteuil, je m'y laissais tomber comme une loque. J'avais tellement mal au crâne que j'arrivais même plus à penser et... j'avais faim. Ouais, c'est bien ça. Louchant sur le maudit téléphone qui m'avait réveillée quelques instant plus tôt, je voulu utiliser mon magnétisme pour le faire léviter jusqu'à moi en le trainant par les pièces métalliques qu'il contenait... L'exercice se révéla trop intense, et lorsqu'il tomba au sol pour la seconde fois, je confiais la commande du petit déjeuné à Ines, ma double aux boucles blondes et aux yeux roses.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Dim 2 Jan - 22:39

Punaise mon couuuuuuuuuu... c'est la dernière fois que je dors la tête appuyée sur le rebord d'une fenêtre ! Et en plus ça caille !
C'est avec des gestes d'une lenteur à faire pleurer un escargot que je refermais la fenêtre et me trainai vers le lit pour m'écrouler dessus, toujours emmitouflée dans mon cocon de couette. Le tout sans ouvrir les yeux, attention ! Là il y a du level, ça déconne plus !
J'allais me laisser replonger lentement dans les limbes du sommeil quand soudain... [Suspense !]

CLANG !

Je sursautais et poussais un grognement énervé (et surtout à moitié endormi), tout en attrapant un oreiller 2 fois plus grand que la normale pour le plaquer sur ma tête. Mais qu'est-ce qu'elle fout encore, l'autre ? Aucun respect pour le sommeil des g...

CLANG !

PUTAIN !!!!
Je rejetais les draps d'un geste rageur (non sans avoir lutté un petit moment pour m'en dépêtrer), et me dirigeais vers le salon en ouvrant à coup de pied la porte de ma chambre (putain ça fait mal ! >0< ).

- C'est pas bientôt fini ce bordel ??? Il y en a qui essayent de dorm...

...

Je me frottais vigoureusement les yeux avant de les ouvrir en grand. Ouais... il y a bien 2 Farfaya, mais avec des coiffures et des yeux différents. Dont une qui a un air assez... "loqueux", on va dire, vautrée dans un fauteuil.

- Farfaya... faut vraiment que tu arrête la drogue... et l'alcool.


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Message par Farfaya le Dim 2 Jan - 23:34

- Bonjour, ici la suite VIP, nous voudrions notre petit déjeuné s'il vous plait... Oui... Oui... très bien parfait. Merci ^^ Et voilà, le petit déjeuné arrive ^^, dit-elle en se tournant vers moi, reposant le téléphone sur la table basse, avant de rejetter ses boucles blondes en arrière et de poser ses mains sur ses hanches. Tu sais, tu ne devrais pas boire comme ça, tu n'as plus l'habitude, regarde dans quel état tu es...
- Merci, Ines.
- ... Très bien. Autre chose ?...
- Non. A plus tard, soufflais-je alors que mon double s'évaporait.

Baillant à m'en décrocher la machoire, je grimaçais lorsqu'un élancement douloureux me transperça les tempes, avant de reporter un regard rassuré sur Azylis.

- T'es là ?... J'avais peur que tu ne m'ais faussé compagnie, lançais-je en essayant de sourire.

Je baissais les yeux à sa remarque, et me passais une main dans les cheveux pour essayer de me donner une contenance. Je ne voulais surtout pas penser à ce qui c'était passé la veille, et je n'avais qu'une envie : rentrer au Valhalla. Denaro me manquait. Il allait être furieux...

- Désolée de t'avoir réveillée...murmurais-je sans bouger de mon fauteuil, priant pour que le petit déjeuné arrive vite.


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Message par Azylis le Lun 3 Jan - 12:57

'' T'es là ?"...

- Non, chui partie visiter Mars, parait que c'est jolie en cette saison... farfaya, il est 10h et des poussières, on s'est couché aux alentours de 3 ou 4h du mat'... tu pensais sérieusement que j'allais me barrer très loin avec 6h de sommeil et des courbatures dans les pattes ? je veux bien être super puissante, mais faut pas déconner non plus...

je la regardais avant de soupirer, puis me dirigeais vers elle pour poser ma main glacée (c'est ça de dormir la fenêtre ouverte - -") sur son front.

- Avec ça, tu devrais avoir perdu ton allure de grosse larve peu ragoutante,
dis-je après avoir usé de mon don pour lui enlever sa migraine. Sur ce, je retourne me coucher: on dit que la sagesse vient en dormant... c'est pas grâce à toi que je vais devenir plus sage... ajoutais-je en marmonnant, tout en me détournant.

Sur ce, je partie me repelotonner dans les draps si chaud du lit... il n'y a pas à dire, il me faut pas grand chose pour être heureuse... manque plus qu'une présence masculine dans les dits draps, et se serait parfait <3


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Mer 5 Jan - 16:29

Avachie dans mon fauteuil, je fis néamoins l'effort de redresser la tête pour lui lancer un regard blasé. Elle a un humour, c'est du costaud - -"... Je haussais les épaules en soupirant.

- Chais pas, j'ai une tête à avoir envie de réfléchir là ?... demandais-je, les cheveux en bataille.

Je ne réagis même pas lorsqu'elle s'approcha de moi, après tout, si elle veut me recoller une baffe, j'pourrais pas grand chose pour l'en empêcher... Mais je me redressais légèrement, surprise de sentir sa main agréablement fraiche sur mon front alors que mon mal de crâne diminuait pour finalement s'estomper. Me sentant soudain beaucoup plus alerte, je passais le bout de mes doigts sur mon front lorsqu'Azylis me relâcha...avant de me redresser vivement alors qu'elle retournait dans sa chambre.

- Quelle "grosse larve peu ragoutante" ??! m'insurgeais-je...

... juste à l'instant où des coups furent frappés à la porte. Soupirant, j'abandonnais et me levais pour aller ouvrir au room service, lui claquant presque la porte au nez pour amener le chariot dans le salon. Attrapant un croissant, je retournais sur mon fauteuil pour commencer à l'évider soigneusement.

- Azyyyyyyyyy, p'tit déj' ! criais-je au travers du salon...

... avant de m'interrompre brusquement. Pendant un quart de seconde, je m'étais sentie comme...une grande soeur. Mon dieu, heureusement qu'elle n'est pas télépathe =_=


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Dim 9 Jan - 18:25

Putain... elle est consciente que je viens à peine de me recoucher là ? Elle me fera chier jusqu'au bout... je ne suis vraiment pas faite pour vivre en collocation en fait <= c'était ms grande révélation de la journée.

- Ca va ! Je ne suis pas sourde ! Criai-je en me relevant tout en ajustant ma robe (va me falloir d'autres vêtements sur la moto).

Je passais la porte en maugréant des paroles incompréhensibles, et allais directement me servir un croissant sans accorder un regard à Farfaya.

- Et m'appelle pas "Azy", ça porte à confusion...

Il n'y a pas à dire, rien ne vaux des croissants au petit dej' ! Quand en plus il sont encore tiède, et que la pâte à tartiner au chocolat fond dedans, c'est encore meilleurs...

Mon expression presque extasiée fut vite remplacée par une mine agacée en entendant mon portable sonner. Je mis un bon moment avant de le retrouver (c'est pas moi qui m'en suis servie en dernier !) et décrochai. Au bout de quelques secondes, je raccrochai pour me tourner vers Farfaya.

- On décolle. Elles sont à coté d'un Casino appelé "The BlackJack" (vachement original...).


Je me servis un nouveau croissant et le dégustais avec délice.

- Mais avant, je refuse de gâcher d'aussi bons croissants...


++++++++++++++
-------------
°°°°°°
¤


Cela faisait plus de 8h que nous roulions à vive allure (mais moins qu'à l'aller) avec pour seul paysage du sable... de la terre... des arbustes rabougris... des cailloux... la route... le ciel... et maintenant les montagnes, les ravins, la roche et des rivières... super. Mais ne vous y trompez pas, ce n'était pas ces détails insignifiants et sans intérêts qui me faisaient prendre une expression de déprimée prête à se suicider. Non... c'était ce FOUTU IMPACT DE BALLE QUI AVAIT OSE SE FORMER SUR LA BELLE PEINTURE DE MA PARFAITE MONTURE !!!!!!!!!!!!!!!!

- Pardon mon bébé... je suis désolée... me lamentais-je pour au moins la 100e fois.

Je caressais avec tendresse le guidon, comme pour la rassurer de son sort futur : elle sera vite remise à neuf ! T.T Nikel, sans bavure, sans rayure, sans impact, sans rien ! T.T

J'étais passée pour une hystérique lorsque j'avais découvert sa blessure, Ylis tentant de minimiser la chose, mais je sentais qu'elle était aussi désemparée que moi. Mais elle était forte, et n'avais pas montré sa souffrance. Je l'aime mon Ylis.

Je lâchais un soupir de soulagement en voyant enfin la végétation se densifier un peu. On était presque arrivées, plus qu'une petite heure et nous passerons les grilles de Valhalla.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Mer 12 Jan - 14:12

Terminant mon croissant en un éclair, j'en attrapais un autre, posant au passage une tasse de café sur la table basse à côté de mon fauteuil. Je haussais un sourcil à sa réponse, et ne pu retenir un gloussement - mine de rien, je trouve qu'on s'entend plutôt bien. Si j'avais su que je me dirais ça un jour, j'me serais faite psychanalyser plus tôt... Azylis arriva enfin en grommelant, et je levais les yeux au ciel en soupirant, avalant une gorgée de café.

- Si y'a que ça pour te faire plaisir... Mais c'est sortit tout seul, alors je sans que ce n'est pas la dernière fois que ça m'échappe... ajoutais-je avec un sourire amusé.


Son portable sonna avant qu'elle n'ait le temps de répondre, et lorsqu'elle eut retourné toute la suite pour lui mettre la main dessus, la conversation fut si brève que je cru tout d'abord qu'elle avait loupé son correspondant et qu'elle consultait sa messagerie. Mais elle se retourna pourtant pour m'annoncer que nos doubles nous attendaient non loin, je je soupirais en louchant sur mon café... avant d'esquisser un sourire à la réplique d'Azylis. On est d'accord à ce que je vois...

* * *

C'est un peu... déprimant comme trajet quand même - -" Appuyée contre le dos d'Azylis, je tentais d'ignorer les nombreuses crampes qui me menaçaient à cause de ma position - sa moto était un peu petite pour moi, et je n'avais qu'une hâte : qu'on arrive enfin T.T Je regardais le paysage désertique défiler devant mes yeux sans y prêter une grande attention, repensant à la crise de nerf d'Azylis lorsqu'elle avait récupéré la moto... avec un impact de balle. Bon sang, c'est une moto, pas un caniche - -" Heureusement, nous avions rapidement mis les gaz, les flics n'ayant visiblement pas encore renoncé à la traque, et nous avions quitté Las Vegas en serpentant à toute allure entre les voitures, désireuse de mettre le maximum de distance entre la police et nous.

J'avais rendu à Azylis sa chevelure de nuit et son teint de porcelaine, ainsi qu'une nouvelle combinaison à la place de sa robe - je lui devais bien ça. Je m'étais moi même débarrassée de ma robe de satin rouge rubis pour recouvrir mon habituelle combinaison de cuir intégralement noire, rendant au passage la même teinte sombre à mes cheveux et l'éclat de l'argent à mes yeux. Nous n'étions désormais plus très loin du Valhalla, et peu de temps après Azylis passa la parois magique de la montagne, prenant la route en direction des garages. Azylis rentra dans le bâtiment sans couper les gaz, avant d'enfin s'arrêter devant un mur de ronces - ou plutôt de rosiers. Descendant de la moto, je fis quelques pas mal assurés avant de m'étirer en gémissant.


- Bon... nous y voilà, dis-je, ma voix raisonnant dans les profondeur du garage. Merci d'être venue me chercher... à tout à l'heure au Conseil, dis-je en m'éloignant... avant de m'immobiliser. Si tu pouvais... enfin... j'aimerais autant que ce que tu as pu apprendre hier soir reste... entre toi et moi. S'il te plait, ajoutais-je sans me retourner, avant de repartir en direction de la sortie pour regagner l'Ecole.




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