Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Sam 6 Nov - 1:39

Je tiquai direct.

- D'où tu m'appelle "la chinoise", la vio...


Merde, c'est vrai qu'elle n'a plus les cheveux violets.

- Oh et puis merde, je ne vois vraiment pas pourquoi je m'évertue à discuter avec une nana qui s'est tirer toute seule du Val sans avertir personne pour aller se faire laminer bien comme il faut.


Je la fusillais du regard après avoir retiré mon casque.

- Ne me donne pas d'ordre la fausse blondasse, un "s'il te plait" ça t'arracherait la bouche? grinçais-je entre mes dents.

Quand elle me dit d'abandonner mon bébé seul ici, je la regardais comme si elle m'avait proposé de nous suicider avec une enveloppe.

- Non mais tu rigoles...?
demandais-je en la fixant avec des yeux offusqués. Tu veux que je la laisse seule ici ? Avec tout les imbéciles crasseux qui trainent la nuit dans ce genre de quartier ? C'est un coup à ce que je ne la retrouve jamais ! t'es folle ?!



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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Dim 7 Nov - 0:41

Je croisais les bras et lui retournais un sourire moqueur - répartie : 0 pointé - qui se mua rapidement en un frisson de rage. Non mais je lui ai rien demandé à celle là ! Si sa la faisait chier de me rafistoler, elle avait qu'à me laisser crever, ça aurait arrangé bien du monde, moi la première !! M'exhortant au calme, je la toisais froidement alors qu'elle retirait son casque, ravalant la réplique cinglante qui avait manqué franchir mes lèvres. Bien malgré moi, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle avait fait preuve d'un certain sens de la responssabilité en venant me chercher, voir d'un certain cou...cou...couraaaaage en venant me chercher dans cet hôtel, forçant probablement un barrage policier et la faible résistance de mes derniers assaillants. Pinçant l'arrête de mon nez entre mon pouce et mon index, je soupirais.

- Noooooooooooon, j'ai juste aucune envie de finir en cellule pour attendre mon jugement, j'suis pas encore prête à endurer ça, répliquais-je sur un ton qui signifiait clairement que ma patience arrivait à son terme. Récapitulons : 1) Je t'appelle la chinoise parce que, aux dernières nouvelles, c'est ce que tu es ma vieille, si t'en doute encore, trouves-toi un miroir ; 2) Je ne me suis pas tirée du Val' juste pour le plaisir de me faire laminer, OK ?!! J'ai...j'avais... Et puis merde, ça te regarde pas !! criais-je alors que je sentais mes yeux s'emplir de larmes.

Inspirant profondément, je me forçais à reprendre où j'en était, ce n'était pas le moment de craquer.

- 3) Je ne suis plus vraiment d'hummeur à être polie, tu m'en vois navrée mais tu feras avec, 4) T'as une autre solution peut-être ?...lançais-je avec un sourire ironique à souhait.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Mer 10 Nov - 13:38

Je frissonnai d'une colère étouffée, dirigée certes contre farfaya, c'était indubitable, mais aussi contre moi lorsque je vis ses yeux s'humidifier, sans pour autant laisser à cette eau salée le loisir de s'écouler. Pour une raison que j'ignorais (après tout, elle ne voulais pas me le dire, et je n'avais pas envie de le savoir), mes mots avaient été trop loin cette fois, au point même d'ébranler l'Heren Istarion qui me faisait face.
Gardant la tête haute, je m'exprimai pourtant avec une voix LÉGÈREMENT radoucie, mais toujours dédaigneuse.

- Il n'y a pas à dire, quelque soit la facette de ta personnalité, je ne te supporte pas,
lâchais-je... en serrant les poings en constatant que mon ton avait perdu de sa morgue.

Je la fixai avec froideur et certitude: je en laisserai pas ma moto seule ici, c'est hors de question !

- Tu peux toujours changer mon apparence, la couleur de ma combinaison et me créer une nouvelle plaque d'immatriculation, non? Demandais-je en montrant ma fausse plaque (parce que que je sache, je ne viens pas d'Arizona). Et au pire, on lâche deux double dans la nature pour les distraire et puis voilà. Azy est très douée pour s'enfuir, bien qu'Ylis soit la plus discrète. Mais si on veut qu'elle attirent l'attention, Azy est la meilleurs... Alis risquerait de poser plus de problèmes qu'autre chose... marmonnais-je, plongée dans la recherche d'un plan pouvant sauver ma moto d'un lâche abandon.


Dernière édition par Azylis le Mar 16 Nov - 2:28, édité 1 fois


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Mer 10 Nov - 23:12

Debout devant elle, aussi fermement campée sur mes jambes que ma faiblesse encore évidente me le permettait, je la toisais, les bras croisés sur la poitrine, tout sourire, même ironique, ayant déserté mon visage. Je sentais qu'elle bouillait de colère, elle s'attendait peut-être à de la gratitude de ma part, mais il était encore beaucoup trop tôt pour qu'un "merci" ne franchisse mes lèvres sans les brûler, et actuellement, il vallait mieux que j'évite de ressentir quoi que ce soit envers qui que ce soit, sous peine de fondre en larmes. Levant les yeux au ciel, je ne retins pas un soupir - ça tombe bien, moi la seule facette de ta personalité que je connaisse me porte actuellement sur les nerfs - mais je dû admettre que son idée d'utiliser nos doubles n'était pas mauvaise, vu que nous étions toutes deux ubiquistes.

- Je ne peux pas changer ta plaque... Par contre c'est sûr que toi, tu vas y passer, on aura déjà un peu plus la paix, ensuite ... Bon...soupirais-je. Et ta moto, tu la confierais à l'un de tes doubles ? Elle irait la mettre à l'abri et attendrait demain matin avec elle qu'on la récupère, ça te vas ?...


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Jeu 11 Nov - 21:52

.... prêter ma moto à un de mes doubles?
je réfléchis intensément à cette question... si eje faisais ça, je n'étais pas très chaude pour que ce soir Azy... Alis non plus.

- Dans quelle panade t'es-tu encore fourrée? demanda une voix lasse.

- Dis ça à violette qui s'est teint, mois je suis juste venue la chercher.

Je fis face à Farfaya

- Ouais, je peux confier la moto à Ylis... mais ça veut dire qu'on va marcher, non? Tu tiendras jusque là? demandais-je avec une ironie non dissimulée.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Ven 12 Nov - 11:22

Je m'apuyais contre le mur d'une épaule le temps qu'elle réfléchisse à mon alternative, réfléchissant moi aussi à ce qu'on pourrait faire une fois qu'on se serait mise d'accord sur le sort de la moto. Le plus simple serait que je modifie l'apparence d'Azylis et qu'on se pointe dans le premier hôtel qu'on croiserait, car il restait encore un bout de chemin à faire jusqu'à la Downtown, et je n'étais pas certaine d'avoir la force de faire tout le trajet à pied. Peut-être en volant, et encore, il faudrait que je me transforme en un bon planeur genre vautour pour économiser mes forces, et les vautours ici, ça court pas les rues...du moins, pas sous cette forme là. Donc autant laisser tomber la Downtown et... Je crois que je n'ai jamais été aussi contente de voir Ylis =_=

- On prendra le premier hôtel qu'on croisera, une fois nos apparences modifiées et nos doubles dans la nature, on est tranquille, même si les flics les choppent, ils les garderont pas bien longtemps, dis-je en esquissant un sourire.
- Bon, on y va nous alors ^o^
- Toi, tu commence par te faire les cheveux noirs, carré plongeant, et les yeux gris, et ensuite, tu pars avec Ylis, fis-je, blasée.
- Comme ça ? ^o^
- Parfait, fiche le camp, soupirais-je. Je peux ?... demandais-je ensuite en me tournant vers Azylis, la main tendue, prête à la poser sur son épaule pour entamer les modifications physiques.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Ven 12 Nov - 21:13

Je regardais le clone de farfaya avec curiosité: c'était laquelle? Bof, après tout je m'en tape.

- Promis Azylis, je prendrais soin de notre moto Wink Tu peux te détendre.

Après un regard méfiant, je me tournais vers Farfaya n°2.

- Il y a UNE éraflure sur la peinture, je vous prends toutes les deux comme responsable et je vous tue, c'est clair?

Je fis ensuite face à à Farfaya n°1 sans plus me préoccupé des doubles, et regardais sa main avec méfiance.

- Ouais... cheveux rouges foncés, bouclés, peau mâte et la combi... tout ce que tu veux sauf rose ou jaune ou orange ou... bref les couleurs qui flashent quoi. Ah ! Et on ne touche pas à mon tour de poitrine !


Détail très important, presque essentiel ! On sait jamais, d'ici qu'en leur redonnant leur taille normale, elle se plante et les fait plus petits... se serait terrible !


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Lun 15 Nov - 23:07

La main tendue, je levais les yeux au ciel lorsqu'elle menaça nos clones de mort - c'est à nous que ça risque de coûter cher en énergie, pas à elles... - avant d'aquiescer à sa description et d'enfin poser ma main sur son épaule. Mon bras commençait à devenir lourd =_= Je modifiais la couleur et la texture de ses cheveux, passais à sa carnation...ouais, ben on va pas faire trop foncé hein... Arrivée à la couleur de sa combinaison, je la passais intégralement en noir, encore le plus simple, et me reculais sans pouvoir échapper un soupir de lassitude. Et dire qu'il allait encore faloir marcher jusqu'à trouver un hôtel... Tant pis, on prendrait le plus proche, même si c'était le plus cher de tout Las Vegas, après tout, le blé était loin d'être mon problème majeur... Là pour l'instant, c'était surtout le fait que je tenais à peine sur mes jambes qui m'inquiétais, mais je savais que je pourrais marcher...un peu.

Ylis démarra la moto à l'instant où je me reculais, faisant une marche arrière plus que minutieuse dans l'étroite ruelle pour ne pas risquer de cogner un rétro, Ode avançant tranquillement derrière elle. Enfin, la moto fut extraite de la ruelle, et Ode bondit derrière Ylis avant de nous adresser un petit signe de la main tendit que le double d'Azylis enfilait son casque. Enfin, elle fit rugir le moteur et la petite moto gagna l'important trafic de la rue principale, disparaissant rapidement entre les voitures en vrombissant. Les flics ne tarderaient pas à leur mettre la main dessus... J'espère qu'il restait assez d'essence dans le résevoir pour les faire tourner un peu en bourrique.

- Alors, on y va ? On prend le premier hôtel qui passe de toute façon, si tu veux j'te paye même ta chambre je m'en fou, j'ai vraiment besoin d'aller voir aileurs si j'y suis, dis-je d'une voix que je voulais assurée en me tournant vers Azylis.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Mer 17 Nov - 3:26

Je regardais ma moto s'éloigner puis disparaitre de ma vue avec un air de mère qui laisse son enfant voler de ses propres ailes... Ylis, prends soin de notre bébé sinon je te ferais subir 1 000 souffrances ! ><

Je revins sur terre lorsque Farfaya s'adressa à moi.

- Moui... on y va... marmonnais-je distraitement, avant de secouer la tête pour reprendre mes esprits. Et comme je t'ai réparée, tu me paies même le resto, décrétais-je.

Ayant laissé mon Gui tou dao, mes couteaux de lancer et mes deux pistolets noirs avec silencieux à Ylis, je me sentais plus légère. Je lui avais aussi passé mon jiu jie bien, car elle le maitrisait mieux que moi, à mon grand damne (et puis se balader avec un fouet en métal, même dans une ville aussi originale que Las Vegas, je doute que ça passe... sauf dans les clubs SM, mais là je passe mon tour).

Nous nous mîmes en route, marchant tranquillement avec un air décontracté, mais les sens aux aguets: dans ce genre de quartier, valait mieux ne pas trop se faire remarquer. Finalement, mise à part deux ou trois sifflements, des interjections agaçantes, des qualificatifs obscènes et un accostage par un petit groupe de 4 gars tout ce qu'il y a de plus sobre, vite écourté par une manière de persuasion... adéquate, nous finîmes par déboucher sur une rue animée et pleine de monde. J'avais vraiment l'impression de traverser deux mondes là... d'en quitter un pour pénétrer dans son total opposé. Bien plus à l'aise dans ce genre d'environnement, je remplaçais mon air agacé et de très mauvais poil par un sourire sur de moi, à la limite de l'insolence. Comme d'hab quoi.
Mais là encore, nous nous fîmes accostées par un petit groupe de 4 hommes... mais pas vraiment du même genre. Décapotable gris argenté rutilante, enjoliveurs chromés brillants de milles feux, chemise de marque ouvertes sr le col, lunettes de soleil classes (mais totalement inutiles: je doute que la lumière des néons leur abimes beaucoup les yeux), sourire charmeur et éclatant à la colgate, cheveux coiffé au gel à la perfection, bref... 4 exemples types de la jet set américaine.

- Bonsoir mesdemoiselles... navré de vous importuner, vous avez sûrement des affaires personnelles à effectuer, mais en vous voyant marcher seules, nous nous sommes dit que nous pourrions vous déposer quelque part...

L'homme qui nous parlait devait avoir au max 25 piges, les cheveux d'un blond tellement... blond, que ça en paraissait louche. Quand il retira ses lunettes, je remarquait qu'il avait les yeux d'un bleu océan... du moins, ses lentilles l'étaient. Le petit cercles caractéristique cassait un peu le mythe quand on le remarquait.

Laissant Farfaya de coté, je m'avançai vers ces jeunes gens, et me penchai légèrement au dessus de la portière, ma combi même légèrement ouverte laissant entrapercevoir un joli décolleté.

- C'est très aimable à vous messieurs, répondis-je d'une voix enjôleuse, prenant un air un peu timide. Nous cherchons un hôtel où passer la nuit... mais vous en connaissez un peu être... Wink

Ne pouvant apparemment pas quitter des yeux certains de mes atouts, le blond fut remplacé par un autre aux cheveux ondulés d'un noir brillant et à la peau mate.

- En effet, mademoiselle, il y a le Treasur Island Hotel pas très loin. Mais ne préféreriez vous pas une petite promenade avec nous? Nous pourrions vous faire visiter les meilleurs endroits de la ville si vous le souhaitez... mais nous ne voudrions pas vous forcer la main.

En voilà un qui sait s'y prendre... laisser le choix à sa proie? Non... lui laisser croire qu'elle à le choix plutôt, car la première greluche qui passe se ferait aisément avoir par ce petit manège assez habile, et surtout par ce sourire charmeur et chaleureux, cette voix douce et profonde, ce regard bienveillant. Un vrai gentleman, mais en apparence seulement.

- Mmmmmh... c'est assez tentant, marmonnais-je en faisant semblant de réfléchir. Et cet hôtel, il est loin? ^^

- Environ un quart d'heure de marche...


- Mmmmh... Jessy, qu'est-ce que tu en pense? Demandais-je en me tournant vers farfaya. Que dis-tu de déposer nos affaires, nous changer et profiter de la soirée avec ces personnes si serviables? *0*

Mon regard lui montra clairement que je ne croyais pas un mot de ce que je racontais, mais si cette bande de Don Juan ratés pouvait nous déposer, ça nous épargnerait tout de même un bon quart d'heure de marche. Il nous suffirais de les larguer une fois arrivées.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Mer 17 Nov - 14:32

C'est booooooooooon, arrête de tirer cette tronche, c'est une moto bordel, si elle savait le nombre de modèles que j'avais été capable d'envoyer à la casse, je crois qu'elle me ferait un arrêt cardiaque - -" Après la 4° moto flinguée, j'avais appris à ne plus m'y attacher U_u Et puis théoriquement, elle l'a confiée à elle-même, elle ne la quitte même pas dans l'idée, que de cinéma pour un deux-roues, certe très joli, mais un deux-roues quand même - -" Et si ça peut te faire plaisir, j'te paye la bouffe aussi, de toute façon, un peu plus, un peu moins...et comme ça, je rembourse ma dette au passage...ouais c'est un très bon plan en fait U_u

Je lui emboitais le pas, les mains dans les poches de mon long manteau, me sentant un peu vulnérable alors que je n'avais plus aucune arme sur moi - j'avais laissé mes revolvers aux chargeurs vides et mon sabre à Ode, vu que les revolvers ne faisaient que m'alourdir et que mon sabre n'était vraiment pas discret - -" - mais aussi un peu plus légère, ce qui allait m'être relativement utile pour le trajet que nous avions encore à faire. Et puis au pire, on était deux, je suppose qu'on viens d'établir une sorte de "trève" nous permettant de nous "entendre" et de nous "entre-aider" jusqu'à ce qu'on retourne au Val'... Parce que dans mon état, la maîtrise de mes pouvoirs ne serait que très partielle, et je me doutais que me "réparer" avait dû coûter pas mal d'énergie à Azylis aussi...on est pas dans la merde quoi.

Je marchais à côté d'Azylis, la tête haute ma pas provocante - on va essayer d'arrêter la casse pour ce soir, je crois qu'on a toute les deux eu notre dose. Mais qu'est-ce qu'ils peuvent être con franchement - -" Entre les "salut poupées" et les sifflemments plus qu'irritant, j'ai du mal à croire qu'ils aient déjà réussit à lever une "nana" comme y disent. Quoi que, y'en a à qui ça doit suffire je suppose... Après nous être débarrassée proprement de 4 crétins encore plus cons que les autres, soit assez pour avoir osé nous accoster, on regagna enfin une artère principale de Vegas, bondée et lumineuse, à l'opposé totale de l'image des quartiers que nous venions de quitter. Une médaille a toujours deux faces...

Jetant un bref coup d'oeil à Azylis, j'esquissais un sourire en la voyant reprendre son petit air narquois. Une vraie gamine... Je soupirais, détaillant les enseignes lumineuses pour trouver rapidement un hôtel, car au stade où j'en étais, je n'étais même pas sûre d'avoir le temps de prendre une douche avant de m'effondrer de fatigue, lorsqu'un rugissement de moteur me fit lever les yeux au ciel. Ah parce que c'est après nous qu'ils en ont en plus... La décapotable se mis à notre hauteur, mais je ne réagis même pas à l'intergection du blond, tellement blond qu'il était forcément décoloré, et du coup je ne réagis pas assez vite pour empêcher Azylis d'aller jouer les amadoueuses.

...Non mais je rêve ?? Elle trouve vraiment que c'est le moment de jouer à ça ?? En plus je rêve où ils gobent son numéro de demoiselle innocente ?? O.o Et puis, genre ils veulent nous déposer gentiment, et surtout gratuitement, au prochain hôtel... Ben tient, voilà qu'il veut nous laisser le choix d'aller faire un tour maintenant... Azy, tu sais quand même qu'une fois qu'on sera montées, le seul moyen pour arrêter ce bijou là où on le voudra vraiment, ce sera d'en crever les pneus ?...ou le conducteur...au choix. "Jessy", franchement... Soupirant, j'armais mon visage d'un sourire angélique, prête à entrer dans son jeu...après tout, il serait stupide de se priver d'un bon véhicule.

- Mmmmmmmmh...je ne sais pas trop Lili, tu sais qu'on avait...des "choses" à faire, dis-je en lui jetant un bref coup d'oeil, sans pour autant me départir de mon sourire, couvant les garçon d'un regard charmeur et provoquant.
- Oooooooooooooooooh allez, nous ne faisons que vous accompagner à l'hôtel, comme de parfait gentlemen, pour vous épargner une marche fatiguante et surtout inutile, puisque nous pouvons vous déposer, répondit immédiatement le blond, appuyant ses propos de son sourire trop blanc.
- Hum...et bien...si notre compagnie ne vous ennuie pas...
- Au contraire, montez ^^, enchérit le brun à la peau mate.

A l'arrière, un autre blond et un châtain clair, aux yeux bleus tous les deux, se décalèrent rapidement pour nous faire de la place, et je laissais Azylis monter avant de faire de même et de claquer la porte. Le blond fis alors rugir le moteur avant de se lancer dans le trafic, maniant son véhicule avec, je devais bien le reconnaitre, assez de dexterité dans un trafic aussi pénible. Bah, comme ça on sera plus vite à l'hôtel...


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Mer 17 Nov - 15:57

Lili... Elle n'avait pas plus... "adulte" comme prénom? Je sûre qu'elle l'a fait exprès...
Je faillis lever les yeux au ciel quand elle sembla hésiter à l'idée de monter dans la voiture (j'ai franchement pas envie de marcher !) mais finalement elle accepta (enfin). Je montais dans la voiture, et me glissa entre les deux hommes à l'arrière, Farfaya s'asseyant donc à la gauche du 2e blond qui ne semblait avoir d'yeux que pour elle (manquait plus que la bave qui coule, et on aurait eu un beau stéréotype).

A peine la voiture fut-elle noyée dans le trafic que nous fûmes bombardées de questions diverses et variées: d'où nous venions, notre âge (je grimaçais lorsque le châtain me dis, pensant me faire un compliment, que je faisais moins que les 23 ans que j'avais annoncé), si "Lili" et "Jessy" étaient nos vrais prénoms, quelles études nous faisions, où, si les deux révolvers à ma ceintures étaient des vrais (ils en ont mis du temps avant de les repérer...), ce que nous faisions à Vegas, combien de temps nous restions etc...
En un éclair j'inventais toute une petite histoire, comme quoi nous venions d'Arizona, que nous étudiions dans le "College of Achitecture ans Landscape Architecture" à Tuscon (la seule université que je connaissais) en espérant que ces fils à papa ne connaissaient que les fac d'économie; qu'ayant obtenu notre 2e année nous avions décidé de fêter ça dignement en claquant notre fric à Las Vegas avec d'autres amis (c'étaient eux qui avaient nos bagages), mais qu'on avaient eu un petit soucis en chemin avec notre voiture qui était à présent en réparation. Je cru nécessaire de préciser qu'on avait oublié nos portable dans la boite à gant, au cas où ils nous demandaient notre numéro.

Durant tout le trajet, je me montrait très tactile, n'hésitant pas à frôler les mains des deux hommes qui m'encadraient, m'amusant a lire les lignes de la main du châtain (il appris donc qu'il aurait une vie amoureuse très mouvementée, qu'il n'aurait qu'un enfant et sur le tard, qu'après des débuts difficiles sa future entreprise deviendrait très influente) puis du blond (qui aurait une vie particulièrement longue mais pleine de surprises, une vie amoureuse d'abord chaotique mais ensuite pleine de bonheur avec par contre une travail rapportant certes beaucoup, mais incroyablement ennuyeux), frôlant la joue de celui à la peau mâte en me penchant au dessus de son épaule quand il voulu nous montrer un restaurant très réputé, et souris en le sentant frissonner, tandis que mon énergie revenait doucement mais sûrement.

Je soupçonnais notre chauffeur d'avoir fait un léger détour, mais nous finîmes par arriver devant un immense bâtiment lumineux (en même temps, il n'y a pas un seul bâtiment éteint au niveau de l'artère principale - -"), avec devant une sorte de bateau pirate.

Spoiler:

- Nous voilà arrivés mesdemoiselles !


- Il est vraiment superbe cet hôtel !
Lançais-je avec de fausses étoiles dans les yeux.

Nous descendîmes de la voiture, et alors que j'allais les remercier pour leur naïveté gentillesse, le blond m'attrapa doucement le poignet.

- Navré d'insister, mais si d'aussi belle jeune femmes telles que vous nous faisaient l'honneur de leur présence à nos côté ce soir...

Discours pompeux. Viens en au faits.

- ... nous en serions vraiment honorés...


Et hop ! Un sourire à la colgate, un !

- Nous sommes fatiguée du voyage pour aujourd'hui, désolée, répondis-je sur un ton gêné.

- Nous vous ramènerions tôt dans la matinée...


- Désolée...

- Cet hôtel est cher, laissez-nous vous en trouver un autre aussi confortable mais moins coûteux...

- Non merci...


- Bon... Mais laissez-nous votre numéro de portable: quand vous les auriez récupérés, nous pourrions vous faire une visite gratuite de la v...

Mes lèvres plaquées sur les siennes l'empêchèrent de terminer sa phrase. Au bout de plusieurs secondes, je détachais nos lèvres, et reculais avec mon air habituel. Ma patience avaient été légèrement dépassée là.

- Chez moi, "non" c'est "non". Ce baiser était en remerciement d'avoir jouer spontanément les taxis pour nous, maintenant allez profiter de vos soirées mais sans nous. Bye !

Après un dernier sourire ravageur, je leur tournais résolument le dos et me dirigeai vers l'entrée de l'hôtel d'un pas digne, mon énergie étant totalement revenue voir plus.

J'en connais qui ne vont pas faire la fête bien longtemps... ils devaient avoir un sacré coup de barre à présent. Surtout le blond un peu trop bavard...


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Ven 19 Nov - 23:06

Plus ou moins confortablement installée à l'arrière de la décapotable, la banquette arrière, assez étroite, étant prévue pour trois personnes à l'origine, pas quatre, je remarquais au premier coup d'oeil le regard langoureux que le second blond, qui lui ne semblait pas teinté, posait sur moi. Réprimant une grimace de dégoût, masquée par un sourire charmeur et un regard aussi aguicheur que le sien, je le laissais passer son bras autour de mes épaules et m'attirer à lui, qui semblait définitivement sous mon charme. Mais j'ai rien demandé moi... Je frissonnais de rage en sentant ses doigts dans mes cheveux, et l'espace d'une seconde, je m'imaginais lui couper les dit doigts et fuir cette étreinte qui me répugnait... Mais on venait tout juste de trouve LA combine pour que les flics nous lâchent, et j'avais dans l'idée que si je nous foutait encore une fois dans la merde, et volontairement en plus, j'arriverais aux limites de la patience d'Azylis, et même si ça me faisait mal de l'admettre, j'avais encore besoin d'elle...la nuit ne faisait que commencer.

M'efforçant de mettre de côté ma répugnance envers ce blondinet, qui certe n'était pas laid, mais ne faisait que me rappeler ma dernière entrevue avec Edward, sachant qu'il était à présent au coeur d'une mission dont il m'avait presque avoué ne pas compter revenir, ou du moins pas sur ses deux jambes, je conservais de mon mieux mon sourire de façade, mais je commençais à être sérieusement à bout, aussi bien physiquement que moralement. Je répondis avec un enthousiasme que j'étais loin de ressentir à leur avalanche de questions, ne pouvant m'empêcher de me demander quand est-ce que l'un d'entre eux tomberait le masque et oserait nous demander nos tours de poitrines respectifs, mais il faut croire que leur numéro était trop bien monté pour qu'ils exagèrent trop avant de nous avoir fait boire quoi que ce soit.

Azylis semblait s'amuser comme une folle, nous inventant en un éclair une histoire plus qu'abracadabrante d'Arizona, d'études à la noix, de fête et de voiture cassée dont je perdis le fil passé le nom de la prétendue école où nous étions donc sensée êtres inscrites, ne me préoccupant plus que du blondinet (Waren...) qui était vraiment beaucoup trop collant à mon goût. Ca semblait d'ailleurs être le cas de tous les garçons présents, mais Azylis, loin de s'en offusquer, en profitait au contraire largement, ce qui était loin de déplaire à notre bande de joyeux lurons. Je retins un soupir de soulagement lorsque le blond décoloré immobilisa sa voiture devant un somptueux hôtel - ce petit jeu commençait à sérieusement me les briser, et mes zygomatiques me lançaient à force de faux sourires - et, offrant un dernier regard de faux regret amoureux au blondinet, je m'arrachais à son étreinte et m'expédiais hors de la voiture sans même attendre que le châtain ne m'ouvre la portière.

Remerciant rapidement les garçons, j'offris un sourire ravageur au chaufeur (je n'étais pas totalement ingrate non plus, et sa proposition nous avait bien arangées (enfin, surtout moi)), et me dirigeais vers l'entrée de l'hôtel sans plus de cérémonie, me doutant qu'Azylis me rejoindrait rapidement. Lasse, je n'attendis même pas que le portier daigne m'ouvrir la porte, et j'entrais sans plus de cérémonie pour me diriger vers l'accueil, ma patience de plus en plus élimée alors que je ressentais le besoin pressant d'être seule. Portant la main à la poche arrière de mon jean, je triais les deux/trois cartes qui s'y trouvaient (ma (fausse) carte d'identitée, entres autres...), pour récupérer une de mes nombreuses cartes de paiement.

- Bonsoir, une nuit dans une suite pour deux, ce que vous avez de plus tranquille et luxueux, coupais-je alors que la jeune grue qui tenait l'accueil avait à peine commencer à faire mine de s'intéresser à moi.
- Je m'occupe de vous tout de suite, répondit-elle, les lèvres pincées, probablement agacée par mon ton froid et sans appel.

Que voulez-vous, j'suis plus d'humeur à être gentille. Azylis arriva à l'instant où la blondasse me tendait l'appareil pour que je fasse mon code, réglant immédiatement la nuit (putain, la moitié de mon compte vient d'y passer...) ainsi que le room service (petit déjeuné oblige).

- C'est réglé, si tu veux manger ou boire quelque chose, le restaurant est de ce côté, mais je pense que tu devrais d'abord venir avec nous voir où est la chambre, dis-je d'une voix lasse, récupérant ma carte et emboitant le pas au réceptioniste, qui devait nous guider jusqu'à notre suite.


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Message par Azylis le Sam 20 Nov - 2:06

Mes mains pas dans les poches (pourquoi j'ai pas de poches, hein ??? Pourquoi ma combi n'en a pas ? T.T Elle est censée être parfaite T.T) mais sur mes hanches, je détaillais tout le hall de l'hôtel avec un sourire en coin. Pas mal... pas mal du tout même ! Bel intérieur, accueil certes un peu froid, mais tout de même souriant... couleur et éclairage chaleureux... il va falloir que je travaille dur de mon coté ! Avec ce genre d'hôtel aux USA, la concurrence est rude !

Je surpris des regards courroucés venant de vieilles bourges. Quoi? C'est parce que je ne porte pas de robes à froufrou, ni une tonne de bijoux clinquants, ni un pot de peinture entier (voir 2 pour certaines) sur la tronche, que je fais tache ? C'est parce que ma combi moule mes formes à la perfection que ces pauvres femmes surveillent leur mari du coin de l'oeil ? Du calme mesdames: je ne porte aucun intérêt aux hommes qui sont pleins de plis, pas de soucis à vous faire de ce côté là.

Mais bon, c'est qu'à coté de tout ces hommes/femmes riches au point de s'étouffer avec leur propre fric, habillés chez Chanel, Armani, Dolce Gabana et j'en passe, ma simple combi outrageusement moulante devait vraiment faire tache. Mais c'est ça qui est amusant dans l'histoire.

Le corps droit, la tête haute, je traversais le hall avec une dignité clairement insolente pour rejoindre Farfaya. A un moment, un maitre d'hotel très rondouillard se pricipita vers moi, mais à peine avait-il ouvert la bouche pour commencer le mot " Revolv..." que je glissai un joli billet dans sa poche de poitrine en posant mon indexe sur mes lèvre tout en lui faisant un clin d'oeil. C'était donc ça qui posait problèmes !

- Ce sont des faux: ça dissuade les potentiels assaillants, chuchotais-je en posant ma main sur son torse.

Après quelques instants (où le maitre d'hôtel ne savais plus où se mettre), je retirais ma main pour aller retrouver Farfaya. Je jetais un coup d'oeil à la machine.

- J'espère que c'est pas le compte de l'éco... Ah non, c'est pas le même code, dis-je avec ironie, pétant de nouveau la forme.

Vivement qu'elle aille se coucher, que je profite de ma nuiiiiiit !

- Non, je préfère prendre une bonne douche
répondis-je en détaillant cette fois le couloir, puis l'ascenseur en verre mais aux rebords dorés, puis de nouveau un autre couloir.

Nous arrivâmes devant la porte n°... Ah, "VIP", pardonnez mon erreur, et j'attendis avec impatience que notre guide se magne d'ouvrir la porte et nous laisse la carte magnétique.

-Voici votre chambre mesdames. Si vous sortez sur le balcon, vous avez vue sur le Strip. la salle de bain est par ici, récita-t-il en nous désignant une porte en verre fumé. Vous n'avez pas de bagages?

- Non, ils sont encore à l'aéroport,
mentis-je. Pour le room service et le réveil de demain, nous verrons ça en redescendant tout à l'heure.

Je me dirigeais vers la dite salle de bain, et ouvris la porte pour me retrouver face à... une salle de bain de paradis. J'aime cet hôtel ! <3

- Bon, Jessy tu prends la douche et moi la baignoire qui fait apparemment jacuzzi !
Si t'es crevée, prend ta douche en même temps que moi: je suis pas pudique.
décrétais-je, en ouvrant ma fermeture éclaire sans plus m'occuper de notre réceptionniste.

Comme ça je me tire plus vite ! A peine douchée elle ira au pieux et puis basta !


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Message par Farfaya le Sam 20 Nov - 23:24

Je suivis le guide sans plus de cérémonie, les mains dans les poches de mon long manteau, n'ayant même plus la force de m'agacer face à l'insolence et à l'ironie manifeste d'Azylis. Ne prenant même pas la peine de mémoriser le trajet (en fait j'avais laissé tomber passé le 3° ascenseur...), je ne rêvais plus que d'une chose : me laisser engloutir par les jets probablement nombreux et à multi-fonctions massantes de la douche qui m'attendait. Je me retins pour ne pas lui arracher la carte des mains alors qu'il prenait son temps pour nous ouvrir la suite VIP, et lorsqu'enfin il ouvrit la porte et nous tendit la carte d'un geste cérémonieux, je la récupérais en entrant vivement sans plus lui prêter attention.

Balançant la dite carte sur le mini-bar, j'ouvrais ce dernier à la recherche d'un bon whisky alors qu'Azylis investissait la salle de bain, abandonnant notre pauvre réceptioniste à son sort. Dans un ultime effort de bonne volonté, je reposais le verre que je m'aprêtais à remplir pour revenir vers lui, un sourire éblouissant accroché au visage.

- Je suis navrée, je n'ai aucune monnaie sur moi, vous pouvez nous laisser, dis-je d'une voix suave en le racompagnant à la porte, lui offrant un regard d'excuse, avant de refermer doucement derrière-lui.

Ouf, un emmerdeur de moins, un. Soupirant, je poussais la porte de la salle de bain, où Azylis se prélassait déjà, et sans même lui accorder un regard, je fis coulisser la vitre en verre fumé de la cabine de douche au fond de la salle de bain, dans laquelle je m'engouffrais, non sans avoir préalablement réglé la température de mon eau, la force des jets massants et le programe d'alternance des jets. Mes vêtements disparurent à l'instant précis où la porte se referma derrière moi, et je rejetais la tête en arrière lorsque je fus innondée d'eau brûlante. Depuis le temps que j'en rêvais... Debout dans la cabine de douche, sentant les puissants jets massants nettoyer mon corps et mes cheveux de la sueur et du sang séché, j'oubliais jusqu'à la présence d'Azylis, et laissais enfin mes sanglots se perdre dans le mugissement des jets et mes larmes se mêler à l'eau brûlante.


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Message par Azylis le Jeu 25 Nov - 2:15

Vautrée dans le jacuzzi, de l'eau mousseuse presque jusqu'au nez, j'écoutais en silence le bruit de l'eau de la douche mêlé à des sanglots étouffés. Je me sentais de trop dans cette pièce. Il aurait fallut que je sorte pour la laisser pleurer de tout son saoule ... mais ce genre de comportement prévenant aurait pus plus la vexer qu'autre chose. De ce fait, je restais là, à cuire silencieusement dans mon bain bouillant, écoutant les pleurs enfin libérés de Farfaya. Mais qu'avait-il bien put se passer ?

Après un soupir de lassitude, je pris le premier gel douche à portée de main (Mmmh Vanille bourbon) et me nettoyais le corps dont la couleur à présent mat me faisait bien étrange. Passant aux cheveux, je pris un shampoing à la couleur blanc nacré, que je soupçonnais immédiatement d'être à la noix de coco, ce qui se révéla exacte. Après un décrassage dans les règles de l'art, je sortis à regret du petit bassin pour enfiler un peignoir d'une blancheur immaculée et enrouler mes cheveux dans une serviette. Je pris un 2e peignoir et une autre serviette pour les mettre devant la porte de douche avant de toquer 3 fois dans la vitre d'une façon peu discrète.

- Si t'es aussi crevée que tu voulais le faire croire, je te conseille de sortir rapido de la douche avant de tomber dans les vapes: je te préviens je ne fais de bouche à bouche aux femmes.

Ne pas avoir un comportement différent de d'habitude, c'est la meilleur des solutions. Tant qu'elle ne voudra pas parler. Tant que je n'accepterais pas d'écouter.

Je sortis de la salle en laissant s'échapper la vapeur qui s'était accumulée, et alla m'assoir sur des lit avant de m'y laisser tomber sur le dos en soupirant.

C'est bien beau de vouloir sortir cette nuit, mais... je n'ai que ma combi sanguinolente. Aucun rechange.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Dim 28 Nov - 20:43

Perdue entre deux mondes, conscience et inconscience, coeur blessé et corps intact, glacée de l'intérieur alors que l'eau brûlante dévalait mon corps pour se perdre dans le siphon de la douche, j'augmentais encore la pression de l'eau, convaincue que plus les jets seraient forts, moins Azylis m'entendrait. Je ne percevais qu'à peine l'echo du bouillonement du jacuzzi, et pour tout dire, je m'en contrefichais. La crise de larmes tant attendue fut plus brève que je ne l'aurais crue, et elle ne me laissa qu'une impression de grand vide, ainsi qu'une grande fatigue - quoi que ce fusse déjà le cas avant la douche. Soupirant, je passais en revue d'un oeil morne les différents gels douches, savonnettes et shampoings proposés, avant d'opter pour un gel douche à la cerise et un shampoing à la lavande soi-disant "relaxant".

L'effet du dit shampoing laissait à désirer, mais le bien être qui m'envahie lorsque je fus lavée du sang qui me recouvrait lui était bien réel, et je me surpris à me détendre légèrement sous l'eau brûlante. Il vaut mieux que je sorte avant de m'endormir dans la douche, ça pourrait ne pas le faire...quoi que. Debout dans la douche, je ne parvenais pas à me décider à en sortir, et je somnolais plus ou moins sous les nombreux jets massants (ça non plus ça n'aide vraiment pas à garder les yeux ouvert....), lorsque trois coups sonores frappés à la porte de la cabine me firent réagir. Dans un sursaut magistral, je me retournais vivement, avec l'impression que mon coeur était remonté jusque dans ma gorge, glissais, manquais de m'applatir sur un des mur de la cabine et me rattrapais in extremis à la pomme de douche au-dessus de moi.

Bordel de merde, je crois que j'ai jamais eu aussi peur de ma vie !! N'écoutant qu'à moitié ce qu'Azylis me disait, sa voix de toute façon couverte par le mugissement de l'eau et par les tambourinements de mon coeur battant la chamade, je pris appuis contre un des murs de ma cabine le temps que mon coeur reprenne un rythme un tant soit peu "normal", avant de décider que s'en était assez. Arrêtant l'eau, j'essorais mes longs cheveux blonds et sortis de la cabine dans un nuage de vapeur, posant un pied sur quelque chose d'étrangement mou. Un peignoir et une serviette étaient posés juste devant ma cabine, et dessus, plus ou moins en évidence, un packet de mouchoir. Touchée par le geste, je m'enveloppais dans le peignoir et enroulais mes cheveux dans la serviette, avant de me moucher discrètement - ou du moins, plus discrètement que je ne l'avais été plus tôt vu qu'apparement, malgré le bruit de ma douche et de son jacuzzi, elle m'avait entendue.

Ne sachant pas vraiment si j'étais agacée par cette évidence ou si je m'en moquais, et ne cherchant pas vraiment à creuser d'avantage la question, je quittais la salle de bain emmitoufflée dans mon peignoir pour me diriger vers le mini-bar, mais en passant devant une des chambres, je remarquais Azylis, allongée sur le lit. Déviant de ma trajectoire, je grimpais les trois petites marches menant à la chambre, et m'appuyais contre l'encadrement de la porte.

- Je pensais que tu aurais pris la poudre d'escampette le plus tôt possible...lançais-je en tentant un sourire.

La douche m'avait fait un bien incroyable, et bien que je me sente toujours faible et lasse, j'éprouvais moins le besoin pressant de dormir, d'autant plus que je craignais d'éventuels nouveaux cauchemars...


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Mer 1 Déc - 12:40

C'est avec un soupir de lassitude que j'accueillais le retour de farfaya dans la chambre. Je ne pris pas la peine de me tourner vers elle, et continuais à fixer le plafond avec un air las, les bras en croix.

- Crois-moi, si j'avais pu, tu ne m'aurais pas revue avant demain matin, et encore.


C'est seulement là que je daignais la regarder, et dissimulai un regard surpris devant son sourire.

- En fait je n'ai pris aucun change, donc je suis dans la merde même pour le retour: que je sache les savon glycérinés ça se trouve pas dans une salle de bain d'hotel...

Je lâchai un 2e soupire: C'est bien ma veine, sans Fenrir, je vais devoir me coucher tôt...


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Mer 1 Déc - 13:34

Toujours appuyée contre l'encadrement de la porte, les bras croisés, j'esquissais un sourire à sa réponse. C'était donc ça...logique en même temps. Elle avait vraiment du partir dans la précipitation pour se dépêcher de venir me chercher. Elle était vraiment arrivée à temps en plus. Mon sourire s'élargit légèrement lorsqu'elle se redressa pour me faire face, et je soupirais en hochant la tête. Franchissant en quelques pas la distance qui nous séparait encore, je posais une main sur son épaule. Sous son peignoir, une mini-robe de cuir noir recouverte de petites chainettes moula ses formes, et je lui offrais également une paire de cuissardes avec des rangées de boucles sur les côtés. Utilisant ensuite mon pouvoir du métal, une chainette semblable à celles de sa robe vint s'enrouler autour de son cou, un épais bracelet de cuir noir gravé d'une tête de loup apparu, ainsi qu'une simple paire d'anneaux aux oreilles et de quelques bagues. J'achevais le travail en fonçant légèrement la couleur de la peau de ses lèvres, ainsi que celle du bord de ses yeux pour donner l'illusion d'un trait de liner. Maquillant ses yeux d'un halo de poussière d'argent, je me reculais enfin, relachant son épaule, un franc sourire étirant mes lèvres.

- Tu oublies que la pauvre fille que t'as ramassée sur le tapis d'un hôtel est morphe...plaisantais-je. Allez, fiche le camp, je te rejoins plus tard, de toute façon, le temps que t'ais fait le tour de toutes les machines à sous de l'hôtel, j'aurais eu le temps de récupérer... dis-je, avant de me détourner, puis de m'immobiliser avant de passer la porte. Tu...pourrais me laisser ton portable, s'il te plait ?... J'ai...un coup de fil à passer, dis-je sans me retourner.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Mer 1 Déc - 15:57

Je regardais sa main posée sur mon épaule avec méfiance, commençant à me demander ce qu'elle allait me faire... avant de légèrement écarquiller les yeux. Vu le peu de fois que j'ai autorisé un morphe à m'habiller (ça doit être tout juste la deuxième d'ailleurs), je peux vous assurer que ça fait drôle.

Et pourtant, au vues du résultat final, j'étais plus que satisfaite ! Je fis glisser le peignoir le long de mes bras pour l'enlever, et allait regarder mon reflet dans le miroir de la salle e bain avec un regard satisfait.

- Pour quelqu'un au bout du rouleau, et de plus de 30 piges, je dois avouer que tu t'es bien débrouillée... et en plus t'as bon goût niveau vêtements,
constatais-je en tournant sur moi même.

Quoi ? Il y a quelques heures, on ne pouvait pas se piffer, on va pas tout de suite faire copain/copine non plus. Faut arrêter de croire au père noël les gens: c'est coca cola qui l'a inventé ! (pardon pour ceux qui viennent de l'apprendre qui ont déjà commencé à déprimer... mais c'est un mal pour un bien: il fallait que vous le sachiez un jour)

Je revins dans la chambre avec un sourire en coin.

- Va bien falloir renflouer les finance de notre chère école, vu que certains valars s'amusent à tout claquer sous prétexte que c'est le fric de l'école et pas le leur... même si les 2/3 de ce que je vais gagner, je le garde pour moi U.U


Arrivée à sa hauteur, je posais à mon tour une main son épaule, et lui transfusai l'énergie dépensée pour mon allure.

- La bande de petits crétins qui nous a amené était décidément pleine de vigueur...
marmonnais-je en regardant ensuite la paume de ma main, ne sentant pas ma quantité d'énergie être modifiée.

J'allais quitter la chambre, mais elle me demanda mon portable. Je me tournais vers elle avec un sourcil relevé... avant de tilter.

- Ah oui, c'est vrai que tu l'as bousillé ou fait je sais pas quoi: j'ai perdu ton signal tout à l'heure. Il est encore accroché à ma ceinture de combi. T'as du bol que j'ai pas pris celui en chinois, t'aurais été emmerdée...
lançais-je avec un sourire en coin.

Puis, je me détournais et sortis de la chambre pour rejoindre le hall puis les endroits les plus intéressants de l'hotel... comme la salle de réception, la salle de jeux, le bar etc... Bref, la nuit était à moi !

Avant de commencer l'aventure, j'allais me restaurer au buffet de la salle de réception, savourant avec délice du foie gras français sur une petite tranche de pain griller. Il n'y a pas à dire, à partir du moment où on a du foie gras à portée de main, on ne peut qu'être heureux. Après avoir envoyé baladé deux hommes d'âge (trop) mûr, je finis de récupérer des forces pour pouvoir entrer dans l'arène des machines à sous, tables de poker et autre divertissements. Sauf que ce n'était apparemment pas ma veine ce soir (quand je dis qu'une journée qui commence de façon merdique continue à être merdique jusqu'à la fin), et je ne pus récupérer que 25 000 $... autant dire une misère par rapport à ce qu'on peut gagner quand on est chanceux. J'allais donc attendre Farfaya au bar, sirotant un petit jus de fruits de la passion, ignorant totalement la tentative ridicule de drague d'un gamin (ouais, je dirait 16 ou 17 ans... moi j'ai 20 ans, donc c'est un gamin ! U.U), sûrement un fils à papa bourré de fric, me retenant de lui faire avaler son champagne et le verre qui allait avec. De toute, on est dans la pénombre, ça se verrait même pas.

Ne voyant pas farfaya arriver, je me levais pour prendre... disons... la poudre d'escampette. J'ai bien envie d'aller voir dehors s'il y a des bars d'hôtes comme au japon à Las Vegas... ça pourrait être amusant ! Passer la fin de soirée et un petit partie de la nuit entourée de beaux jeunes hommes, ça se refuse pas ! (Comme quoi, Azy ne sort pas du néant...)
C'est donc limite à pas de loup que je passais la porte du bar, faisant comme si de rien n'était.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Farfaya le Jeu 2 Déc - 21:26

...Zeeeeeeen, j'vais pas la bouffer, pourquoi elle me regarde comme ça bon sang ? - -" Et puis elle vient quand même de me sauver la vie, pourquoi elle a l'air si surprise que j'essaye de l'aider un peu ?... Ok, que personne ne me réponde (surtout si on considère qu'à chacune de nos dernières entrevues, nous nous étions quittées en froid). M'écartant légèrement, je la laissais aller admirer son reflet. Appuyée contre l'encadrement de la porte de la salle de bain, un sourire amusé aux lèvres, je la laissais s'admirer tout sn saoul sans rien dire...ou presque.

- ...Comment tu connais mon age toi ?? O.o interrogeais-je, assez surprise.

C'est moi qui gère les dossiers des élèves, je sais très bien que tous les dossiers me concernant c'est moi qui les ait, soigneusement planqués rangés dans mes affaires personnelles, il n'y a pratiquement aucune données sur moi dans la base de données de l'Ecole, et même si je n'étais pas morphe, mon statut d'Istarion me préserve du vieillissement physique, comment peut-elle avoir la moindre idée de l'age que j'ai ?... Bon ok, elle sait que j'étais là longtemps avant elle vu que je connaissais bien Aster, qui avait été un des meilleurs amis de Silver, mais de la à être aussi près de mon age réel... Ou alors c'est son pouvoir de guérisseuse qui lui permet d'avoir une idée plus ou moins précise de mon age ?...

Haussant les épaules à sa réflexion sur mes goûts, mais le sourire toujours aux lèvres, je soupirais lorsqu'elle évoqua l'irresponsabilité des Valars en ce qui concernait l'argent. Là pour le coup, elle a pas tors, y'en a qui s'amusent comme des foufous en mission, du wagon première classe aux hôtels quatre étoiles, certains n'hésitaient pas à user et abuser de leurs privilèges... Lui jetant un regard blasé à la fin de sa phrase (dommage, elle était repartie pour continuer à bien remonter dans mon estime - -"), ce fut à mon tour d'être surprise lorsqu'elle posa sa main sur mon épaule et que je me sentis un peu mieux, comme si je n'avais jamais usé de mon pouvoir sur elle. Lui offrant un sourire reconnaissant, un nouvel éclair de surprise traversa mon regard lorsque je compris enfin pourquoi elle avait été si proche des garçons...une vraie sangsue - -"

Mon "signal" ?? De plus en plus surprise, elle quitta la chambre avant que je n'ai le temps d'ajouter quoi que ce soit. Alors comme ça, il y avait un mouchard dans mon portable ??!... Remarque, j'vais pas criser, je suppose que sans ça, elle ne m'aurait jamais retrouvée...et que j'y serais vraiment passé. Restant immobile encore quelques secondes, je me dirigeais vers la combi d'Azylis, négligement jetée sur un fauteuil, et récupérais son portable. Tenant le petit appareil dans ma main de longues secondes sans parvenir à me décider, je décidais finalement que ce coup de fil n'était pas urgent, et je le posais sur le mini-bar. Récupérant mon verre, je me servis enfin un peu de whisky, et la brûlure de l'alcool réchauffa un peu mon coeur gelé.

Retournant dans la salle de bain, je finis de sécher mes cheveux, et me débarrassais de mon peignoir, que je remplaçais par une longue robe de soie rouge et satinée. Retournant près du bar, je me saisis à nouveau du portable...mais je ne pouvais pas. Je n'avais pas la force de faire ça maintenant. Reposant l'appareil, j'allais m'effondrer dans un des fauteuils du salon, essayant de penser à tout sauf à ce qui c'était déroulé ce qui me semblait être un ou deux siècles plus tôt. Bataillant contre mes paupières lourdes, je finis par sombrer dans un sommeil agité, duquel je m'éveillais en sursaut ce qui me sembla être la seconde suivante. Désorientée, il me fallu quelques secondes pour me rappeller l'endroit où j'étais...et ce qui me restait encore à faire.

Me relevant, je retournais au mini-bar, où le portable m'attendait. J'avais dormis à peine plus de deux heures, et je ne me sentais pas plus reposée qu'avant, mais je ne pouvais plus passer à côté. Composant le numéro de la police, j'attendis quelques minutes avant qu'une voix masculine ne me réponde.

- Oui, que puis-je pour vous ?...
- Au premier étage de l'hôtel nommé "Good Luck", vous trouverez le corps d'une fillette nommée Eva. Lorsque son père viendra la chercher demain matin, vous lui direz que j'ai fait tout ce que j'ai pu, mais que ça n'a pas suffit. Dites lui...dites lui aussi que j'espère qu'il pourra me pardonner un jour.

Et avant que le policier n'ait le temps d'ajouter quoi que ce soit, je raccrochais. Prenant appuis contre le mini-bar, je me plaquais une main sur les lèvres, étouffant un sanglot. Qu'allait t-il bien pouvoir faire, lorsqu'il arrivera demain matin pour trouver sa fille sans vie ?... Comment allait-il réagir ?... Je ne le saurais probablement jamais. Et ça vallait mieux comme ça. Prenant le temps de descendre un nouveau verre, je quittais ensuite la chambre, la carte magnétique glissée dans mon soutien-gorge. On a fait plus confortable mais bon... Prenant l'ascenseur (j'avais eu mon compte niveau escaliers), j'arrivais à la réception, où je demandais si par hasard ils n'auraient pas vu mon amie. Apparement, Azylis n'était pas passée inaperçue, et on me renvoya directement au bar...où je récupérais Azylis en arrivant derrière elle, l'attrapant en glissant mon index entre sa peau et le dos de sa robe.

- Hep là, tu croyais aller où comme ça ?... interrogeais-je, amusée. Tu restes avec moi, j'ai bien envie de savoir comment tu m'as retrouvée. Alors comme ça, il y a des mouchard dans nos portables ?...interrogeais-je en l'entrainant un peu trop joyeusement en direction du bar.


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Message par Azylis le Ven 3 Déc - 4:36

Punaise, j'y étais PRESQUE !!!! Elle n'aurait pas pu descendre 30 secondes avant de descendre ? Elle avait besoin de repos, pourquoi ne pas dormir un peu plus ??? (Bon, la je deviens hypocrite...)

- J'avais dans l'idée de me rendre dans un club d'hôtes (apparemment tenu par des japonais, mais j'ai pas eu le temps de vérifier) que j'ai aperçu sur le chemin... comme t'arrivais pas, je pensais que tu t'étais endormie, et j'allais pas éternellement attendre le réveil de la Belle aux Bois Dormants, répondis-je avec, sans le vouloir, la moue d'une enfant qui vient de se faire prendre la main dans le sac. D'ailleurs tu ferais mieux d'aller te recouch... heeeeey !

Mais elle va me désaper à tirer comme ça sur ma robe ! Je suis même carrément obligée de plaquer ma main sur ma poitrine pour éviter que mon décolleté devienne... invisible !

Je m'asseyais de mauvaise grâce sur une chaise du bar, et posais mon menton dans ma main avec un air boudeur.

- C'est pas vraiment un mouchard, marmonnais-je, quand on sait faire, on peut suivre à la trace n'importe qu'elle personne, du moment qu'elle a un portable. Suffit d'avoir connue une personne suffisamment serviable pour nous enseigner cette "technique". C'est un peu comme un piratage: on se sert d'un satellite, c'est d'ailleurs une technique utilisée par la police, mais pour moi c'est comme qui dirait.... illégal, ajoutais-je avec un sourire en coin, pas du tout honteuse de mon "crime". S'il y avait eu un vrai mouchard, même si ton portable était cassé, du moment que le mouchard restait intacte je pouvais toujours te suivre. Là je sais pas ce qui s'est passé, mais à un moment je t'ai perdue. Mais t'inquiète, la prochaine fois c'est sous ta peau que jle fous ton mouchard !


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Message par Farfaya le Ven 3 Déc - 16:11

... Elle plaisante là ? - -" Une vraie gamine bon sang, c'est pas croyable, je rêve j'ai jamais vu ça - -" Enfin, gamine, gamine, une gamine qui a des idées bien "adultes" - -" Bon ok, je savais déjà que ce n'était pas une sainte, et les rumeurs à son sujet vont bon train, mais je n'y avais jamais accordé grand crédit...faut croire qu'elles n'étaient malheureusement pas toutes entièrement fausses - -" M'enfin, elle fait ce qu'elle veut, moi je m'en fou, sauf que là pas de bol, mais je suis là.

- Ce genre d'établissement ne laisse pas entrer les mineurs, dommage pour toi, répliquais-je en la trainant toujours par le dos de sa robe bustier, l'obligeant à plaquer une main sur son décolleté pour éviter qu'il ne devienne encore plus outrancier qu'il ne l'était déjà. Et je te remercie de te soucier tant de mio, mais comme tu peux le constater, je tiens sur mes jambes, c'est l'essentiel, ajoutais-je en la relâchant, prenant place sur l'une des hautes chaises du bar.

A mon grand étonnement, Azylis n'insista pas et s'assis à côté de moi, l'air boudeur. Esquissant un sourire, je me tournais vers le barman, qui nous dévisageait avec l'air d'un gosse qu'on vient de planter devant une vitrine de patissier.

- Bonsoir mesdemoiselles, qu'aurais-je l'honneur de vous servir ?... demanda t-il d'une voix suave, un sourire ravageur accroché au visage.
- Un fond de votre meilleur whisky pour moi, et un jus de fruit pour mon amie, répondis-je sur le même ton.

Alors que le barman s'éloignait pour nous servir, j'écoutais azylis avec attention, accoudée au bar. Ok, j'ai compris, je veux même pas savoir qui lui a apprit à faire ça - -" Sérieux, si les flics nous choppent ce soir, on est bonne pour la prison à perpetuité - -" Le barman revint avec nos verre, et je descendis le mien cul sec, avant de le lui rendre pour qu'il le remplisse à nouveau. Ca faisait bien plus de 10h que je n'avais rien mangé, et j'avais déjà entamé les réjouissances avec le mini-bar de notre chambre, et étrangement, je commençais à sérieusement relativiser cette mission foireuse.

- Il s'est passé que j'ai explosé mon portable à je sais plus quel étage, et t'en fais pas, y'aura pas de prochaine fois, répondis-je, avant de vider de nouveau mon verre. Rien ne c'est déroulé come prévu ce soir...ajoutais-je, le regard dans le vide, faisant tourner le bout de mon index sur la bordure de mon verre.


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Ven 3 Déc - 19:01

Je fis un arrêt sur image ultra violent quand elle me dit que les club d'hôtes étaient réservés au majeurs... Attends, elle n'oserait tout de même pas sous entendre que... non, c'est pas possible... elle sait quand même que j'ai... que je suis... pas possible.... j'ai du mal entendre.... c'est la musique... voilà, c'est ça: c'est la zic....

J'étais tellement en état de choc que je ne réagis pas à la question du barman, ni même à la réponse de farfaya. En fait, je n'écoutais rien du tout, et continuais simplement à la fixer, hésitant entre le regard choqué ou outré.

- Attends... t'as bien dit que c'était dommage pour moi que les club d'hôtes soient réservés aux majeurs, c'est ça? .... Pourquoi ? Tu.... Tu me donne quel âge, là exactement ? 0.o


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Message par Farfaya le Ven 3 Déc - 19:11

J'avais étrangement chaud, bien que ma robe de fine soie rouge (je hais cette couleur T.T) au décolleté en V plongeant soit loin d'être particulièrement couvrante, et je me sentais aussi assez légère. Mais j'étais encore assez lucide pour remarquer qu'Azylis semblait choquée par je ne savais trop quoi, et je continuais à faire tourner mon doigt sur la bordure de son verre, amusée par son air ahuri. Elle est rigolote avec cette tête tient XD

- Ben alors, t'as pas soif ? interrogeais-je en désignant son jus de mangue, dont elle n'avait même pas pris la peine de rapprocher le verre vers elle.

Incrédule, je la fixais à sa question...avant d'éclater de rire et de lui tapoter gentiment le haut de la tête.

- Ben ouais, c'est bien réservé aux majeurs, pas de bol Wink Et chais pas...allez, t'as 18 ans à tout péter, c'est ça ?...


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Re: Quand le passé nous rattrape, il ne reste plus qu'à faire demi-tour...

Message par Azylis le Ven 3 Déc - 19:36

Quand elle me parla de soif, je lançais un rapide coup d'oeil pour enfin remarquer la présence d'un verre remplit d'un liquide épais et orangé. Mon regard revint sur farfaya, tandis que j'attrapais à tâtons le verre de jus... avant de les serrer tellement fort entre mes doigts qu'il m'éclata littéralement dans la main.

- QUOI??? M'écriais-je, outrée et offensée, me relevant d'un bond de mon siège.

Je me dégageai vivement de sa main qui me tapotait la tête d'une façon plus qu'énervante.

- Tu... tu... tu... espèce de...

- Mademoiselle! Donnez-moi votre main s'il vous plait ! Il faut soigner votre main !

Mais au lieu de lui donner ma main au barman, je le chopais par le col et approchai de force son visage du mien, le forçant à rétablir son équilibre en posant sa main dans le jus de fruit répandu sur le comptoire.

- Tu me donnes quel âge ??? vociférais-je.

- J... je ne sais pas.... je...


- ET bien réfléchis !

- Heu... heu... entre... entre 18 et 19 ans?

- ...


je restais pétrifiée, lançant au barman un regard interdit. Ma main lâcha son uniforme sans que je m'en rende compte, tandis que je m'asseyais lentement sur mon siège. L'employé enroula ma main dans un torchon avant de vite prendre la poudre d'escampette et laisser le nettoyage aux bon soins d'un petit serveur.

- J'ai 20 ans bande d'enfoirés.... murmurais-je d'une voix éteinte, complètement déprimée.

J'attrapais le verre de farfaya de nouveau remplis, et l'avalai cul sec avant de le reposer bruyemment sur la table. le barman un peu plus loin rentra la tête dans ses épaules, craignant sûrement que je le brise lui aussi.

- Donc... je suis majeur dans la plus part des pays, farfaya...
sifflais-je en la foudroyant du regard, après avoir repris mes esprits.


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